18 juillet 2012
Pour connaître le Père, les chrétiens passent par Jésus Christ. Ils l’accueillent, deviennent ses familiers, le regardent, l’écoutent, marchent à sa suite. Avec lui, ils prennent part à l’Histoire du monde, ils ouvrent des chemins de liberté, ils s’associent à tous les volontaires de la fraternité. Avec Jésus, ils ne recherchent aucun privilège. Leur joie consiste à concourir à l’épanouissement de tous.
17 juillet 2013
Les sages et les savants ont bien raison d’être sages et savants. Ils sont serviteurs de l’humanité et contribuent à sa sagesse et à sa science. On ne leur sera jamais assez reconnaissant, non seulement de partager leur trésor, mais aussi de continuer à chercher et à expliciter. Beaucoup d’entre eux ont découvert la limite de leur grandeur. En effet, au-delà de leurs connaissances humaines, se trouve la fréquentation du mystère du Christ, homme et Dieu tout à la fois, Jésus, personne unique, sans limite définissable entre ses deux natures. Les baptisés les invitent à adorer avec eux.
16 juillet 2014
En vieillissant, on découvre que l’amour et la vraie confiance sont sœur jumelles. Dieu aime son Fils totalement en lui confiant tout parce que, comme lui, il « peut » tout. Si nous voulons vivre cette même dynamique de l’amour, aussi bien dans la vie conjugale, parentale, professionnelle, religieuse, civique qu’associative, il nous faut déléguer avec confiance, sans toutefois écraser autrui en lui confiant des responsabilités qui le submergent. Oui, nous sommes tous appelés à faire une confiance véritable à ceux et celles qui nous environnent ! Ainsi, nous ouvrirons un avenir, non seulement aux personnes, mais aussi à la société.
15 juillet 2015
La foi n’est pas un « savoir » scientifique. Elle est du domaine du cœur, du choix, de l’adhésion de tout l’être. Elle voisine avec l’Espérance et, dans l’action, devient amour semblable à la bonté de Dieu qui a confié son Fils aux humains. Mais il faut ajouter que la foi demande un travail de l’intelligence pour approfondir et relire les Ecritures, un usage de la raison pour découvrir comment elle se marie de siècle en siècle avec la culture humaine, et une démarche de la volonté pour mettre en œuvre la relation avec Autrui.
13 juillet 2016
Les sages et les savants peuvent fort bien ne pas connaître la relation vivante avec la personne de Dieu. Ce sont des hommes ou des femmes de grande envergure. Parfois, ils vivent seulement dans le monde de l’intelligence et des concepts. Ils n’ont souvent pas la joie simple d’avoir découvert la relation avec un Dieu-Personne que l’on peut rejoindre dans l’adoration. Jésus est aussi le Chemin que l’on peut suivre. Il mène à Dieu sans distraire de la fraternité humaine et cosmique.
19 juillet 2017
Les livres, l’étude, les réflexions, la pensée, le dialogue, l’écriture journalière, sont des atouts majeurs pour qui veut approfondir sa foi, en vivre avec joie, la rendre audible à l’aujourd’hui de l’Histoire, la proposer à son entourage comme un bonheur. Oui, tout cela est bien pratique, voire indispensable, mais ce n’est pas suffisant. Pour accueillir la révélation de Dieu, il faut oser entrer dans la faim du Seigneur, dans l’intimité du Ressuscité, c’est-à-dire quitter toute « suffisance », et décider de vivre avec un cœur de pauvre. La foi est un don de Dieu qui ne s’enracine que dans une vie désencombrée, en appétit, en manque, en recherche, en pauvreté. Un cœur de pauvre, simple, démuni, demande à être comblé.
18 juillet 2018
« La révélation aux « pauvres » selon l’Evangile ». Dans ces versets, Matthieu veut nous faire comprendre que le mot « petit » employé par Jésus ne fait vraisemblablement pas allusion à l’âge ou à la condition sociale, mais à l’humilité humaine. Ce sont les humbles, les « terreux », qui ne se prennent pas pour des dieux tout-puissants et jupitériens, qui ont accès à la foi au Christ qui nous révèle la Vie Trinitaire. Pour aller vers Dieu, il convient d’accueillir dans notre condition humaine Dieu qui vient vers nous et nous donne sa lumière.
17 juillet 2019
En Jésus, Dieu s’est incarné pour être proche des humains et leur témoigner sa présence respectueuse pleine d’amour. En Jésus, le Verbe se conjugue avec les hommes et les femmes de tous les temps, de tous les modes, du singulier comme du pluriel. Sa parole est audible, quoique marquée par la culture « d’en ce temps là ». Christ, en nous transmettant l’Esprit Saint, nous dispose vers l’éternité sans nous arracher à notre temps que, sous son impulsion, nous avons à édifier aujourd’hui.
15 juillet 2020
Qui sont les « tout petits » ? Il me semble que ce sont ceux et celles qui vivent la simplicité évangélique. L’Ancien Testament les appelait les « pauvres de Yaweh ». Ils n’ont pas de prétention. Ils vivent au quotidien le service des autres, mettent l’argent à sa juste place, ils donnent ce qui leur paraît trop pour eux-mêmes, à longueur de temps ils militent selon leur conscience pour la paix et l’équité. Ils apprennent pour savoir discerner le bien et le différencier du mal. Ils ne sont pas « suffisants ». La démesure orgueilleuse est leur ennemie. Ils plaisent à Dieu parce qu’ils sont humbles et accueillants. Ils ‘vont’ pleins de douceur et de charité. S’il leur arrive d’offenser Dieu ou un humain, ils demandent pardon sans se culpabiliser ; ils se reconnaissent imparfaits.
14 juillet 2021
« Les tout-petits » : cette expression mérite un court développement. Ici, dans ce passage de l’Évangile de Matthieu, elle est liée à la bienveillance que Dieu porte à ceux et celles qui vivent dans un esprit de pauvreté. Ils ne sont pas « pleins » d’eux-mêmes. Ils ont faim et, sur terre, ils ne seront jamais totalement rassasiés. Pour être vraiment eux-mêmes, ils ont ‘besoin’ pour vivre d’accueillir plus grand, plus large, plus profond, plus vrai. En un mot, d’accueillir plus que ce que l’univers, la terre, l’espace, le temps, ne pourront jamais leur donner. Ils sont bâtis sur un appétit d’absolu et d’éternel. En langage évangélique, ils ont besoin de dépasser la réalité de la mort pour vivre maintenant de l’espérance de la Résurrection.
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