Jérémie 3, 14-17

« Parole du Seigneur : Revenez mes fils infidèles, car je suis resté votre Seigneur. Je vais vous prendre un par ville, deux par clan et vous faire venir à Sion »

Pour Jérémie sans doute, « revenir » signifie « se convertir ».

Si les cœurs se sont éloignés de Dieu, ce dernier demeure le Seigneur fidèle et aimant qui ne désespère pas de son peuple. Il attend, il veille.

La Terre Promise reste promise. L’infidélité du peuple ne remet pas en cause la fidélité de Dieu et sa prévenance. Il reste toujours disponible pour le pardon. Il attend le « bon » moment : le Seigneur se tient présent pour l’heure de la conversion ou de l’offrande. C’est sans doute pareil.

Sion, c’est la liberté, c’est le lopin de la fécondité, c’est la terre de la grâce où s’enracine le peuple.

Dieu est réaliste. Il connaît bien les humains. Il les aime trop pour leur demander d’être « surhumains ». Les choses ne changeront pas toutes à la fois. Tous les membres de son peuple ne seront pas prêts en même temps à se convertir suffisamment pour partir et prendre le risque du retour et travailler pour de nouvelles semences et de nouvelles constructions.

Dieu ne prendra qu’un par ville… Ce n’est pas beaucoup !

Dieu ne prendra que deux par clan… C’est sans doute encore moins !

Le renouveau s’adresse d’abord à ceux et celles qui se convertissent à l’appel de Dieu et sont prêts à quitter leur sécurité, même étroite, pour tenter l’aventure du « retour ».

Pour cette sorte de pèlerinage et pour que son esprit demeure, Dieu demande trois qualités aux pionniers de la foi :

Notre temps n’a plus rien à voir avec l’époque où vivait Jérémie. La Terre Promise ou Sion ou Jérusalem ne sont plus seulement des lieux géographiques mais des symboles. Le Christ, dans son Incarnation et dans sa Mort-Résurrection, accomplit la promesse et scelle l’Alliance.

Son Heure est aujourd’hui.

C’est toujours le « bon » moment de se convertir et de ne pas manquer le « transport d’amour » qui mène à la « Jérusalem Eternelle ».

Jérémie

27 juillet 2012