« Le Seigneur déclare : Oui, comme l’argile est dans les mains du potier, ainsi êtes vous dans ma main, maison d’Israël ! »
Les humains ne comprennent la Parole de Dieu qu’à travers les signes du Temps.
L’Esprit de Dieu ouvre les yeux, le cœur, l’intelligence des hommes et des femmes qui vivent dans le temps pour que, par l’éphémère, ils accèdent à son message éternel.
Les hommes et les femmes de tous les temps s’appliquent à lire ce que Dieu veut dire. Ils cherchent, ensemble et dans la pauvreté, l’interprétation des symboles ; ils s’approchent de ce que Dieu signifie à travers les faits et gestes de leur culture, en font le récit et le confrontent :
Ainsi Jérémie a vu travailler le potier. Dans sa foi, il compare le Dieu unique qu’il aime et qu’il sert de son mieux, à l’art du potier qui habite a proximité, en contrebas de chez lui. Le potier est un travailleur patient. Il commence, recommence, agit pour la perfection.
Ainsi Jérémie, a travers les gestes de l’artisan, saisit quelque chose de Dieu. Le Seigneur :
Un jour venu, Le Christ de Dieu naît de l’argile humain et de la perfection de Dieu. Vase fragile de la beauté de Dieu sur terre.
Dieu ne se repent jamais de l’avoir mis à notre portée, plein de grâce et de vérité (cf. Jn 1,14).
Il est signe et appelle. Il conduit à son Père :« Qui me voit voit le Père ! » (cf. Jn 14, 9).
Cassé par la mort, ce vase de l’amour de Dieu répand l’eau de la re-naissance (cf. Jn 3, 5).
Les baptisés en profitent tous. Ce qu’ils ont reçu un jour et reçoivent encore constamment du Christ n’est pas à leur seul usage. Ils en sont les dépositaires. Plus ils partagent la gratuité du don, plus celui-ci abonde. Ils ne s’en privent pas et commencent tout de suite à en faire profiter ceux et celles qui sont proches d’eux. Ils leur offrent leur bonheur de croire.
Comme Jérémie et tous les prophètes, à leur risque et péril, ils disent Dieu en leur langage et l’expriment dans des paraboles qu’ils savent expliquer. Parce qu’en Dieu, tout en étant vases d’argile, ils sont façonnés par l’Esprit du Christ, ils ne se lassent jamais…
2 août 2012
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