Ce n’est pas en quelques lignes que je pourrais aborder ce sujet. Tant de philosophes, anciens et récents, ont écrit avec pertinence et de manières variées sur cette question qui vrille la conscience humaine, sans doute depuis que l’homme est homme. Je désire me borner à quelques bricoles métaphysiques terre à terre !
Les humains ne peuvent s’empêcher, paradoxalement, de vouloir appréhender ce qui les dépasse : l’impénétrable. D’où viennent-ils et où vont-ils ? Pourquoi existent-t-ils ? Sont-ils vraiment limités au temps et à l’espace ? Bref, ils affleurent l’insaisissable qui les tourmente.
Faut-il qu’ils demeurent dans cette angoisse où les interpellent la beauté, la bonté, la peinture et la poésie qu’ils savent apprécier ? Comment concevoir qu’elles ne soient réservées qu’à quelques-uns ou quelques-unes qui osent camper au bord du Styx sans Nocher disponible?
Le regard de ces privilégiés se perd dans l’inaperçu, mais demeure dans la culture d’un temps. C’est là leur souffrance à laquelle s’ajoute l’incompréhension dont ils sont souvent l’objet.
La mort est-elle une fin finale ou un passage vers Dieu, le suprême inconnu, au delà de tout, que l’on ne peut qu’adorer et en implorer la protection ?
Les chrétiens croient que Dieu est Amour et donc Relation. Pour se faire ‘connaître’ (se révéler), il s’est incarné en la personne de Jésus. Il est le ‘passage’ vers le mystère trinitaire auquel tous les humains sont invités à « renaître » pour toujours.
Les « religions » sont des moyens humains pour guider et soutenir la foi. Et favoriser la vie communautaire.
Certaines sont le fruit et le sommet d’une culture, d’autres s’adaptent paisiblement à toutes les cultures du monde entier en sauvegardant l’essentiel.
20 décembre 2020
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