Réussir un examen est une récompense tant il a été préparé, une joie, une certaine fierté, la concrétisation d’un désir. L’avenir se profile. S’ouvre la barrière qui donne accès à demain. Je suis capable.
Demain, il faudra encore sauter des obstacles de toutes sortes mais, qu’importe, je goûte maintenant au plaisir d’envisager la suite, même si je ne sais pas encore définitivement quel sera mon chemin.
Ma condition humaine est faite d’efforts à ma portée pour affronter les jours et les ans qui ne sont pas encore les miens, mais que je pressens et dont je rêve.
J’ai une chance que tous mes contemporains n’ont pas. Pour des raisons diverses, ils n’ont à leur portée qu’un avenir étroit ; il leur faudra un effort extrême et une persévérance inouïe pour le dépasser. Quelques-uns et quelques-unes y parviendront merveilleusement, mais combien resteront prisonniers d’une vie difficile et étroite. Peut-être trouveront-ils un autre type de réussite ? Mais il y a de l’injustice dans l’air.
Réussir et accomplir. Le premier verbe dépend des premiers efforts mais accomplir se nourrit de justice, de discernement, d’amour, pour que tous trouvent l’accomplissement auquel ils ont droit comme tous leurs concitoyens.
Oui, je pense que réussir est un droit primordial pour tous à quoi, d’une manière ou d’une autre, je dois concourir par mon engagement au sein de la société afin que chacun et chacune trouvent leur propre réussite.
Saint-Exupéry disait : « Ce que d’autres ont réussi, je dois pouvoir le réussir ».
En définitive, ma réussite personnelle ne s’accomplit vraiment que par la collaboration conjointe à la réussite de ceux et celles qui m’entourent. Je crois que cela puise à la même Source : celle de la relation et de la confiance réciproque. Tous s’inscrivent dans une réussite commune, mais chacun différemment.
14 mars 2021
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