Ce mot « propension » traînait en moi et signifiait une sorte de force obscure qui conduisait inexorablement vers des débordements nuisibles à la santé ou à l’équilibre psychologique : propension ou inclination à la consommation du tabac ou de l’alcool. Pour s’en sortir, le médecin de famille conseille d’avoir recours à un psychologue, voire d’aller, pour quelques semaines, dans un établissement spécialisé.
A la réflexion, le terme « propension » n’est pas aussi noir que mon a-priori pouvait le laisser supposer. Il peut exister une « propension » au bien comme au mal-être. Je voudrais tout d’abord éclaircir mon vocabulaire.
Penchant, inclination, tendance, pente expriment des données naturelles qui viennent du lointain et habitent l’inconscient. D’autres significations sont valables aussi et n’ont pas de caractère morbide. Je pense par exemple à courir les soldes, à épargner dans le sens exagéré de mettre de côté (on ne sait pas, on pourra en avoir besoin), à bricoler pour s’abstraire de la vie familiale turbulente, pour mettre à jour un petit talent qui isole du brouhaha. On a son chantier à soi.
Il ne faut pas hésiter à transformer ces inclinations en un élan de joie rayonnante. La « propension » peut fort bien être une voie vers ‘l’accomplissement’ de soi-même, le service des autres, le choix d’un métier, vers une militance spirituelle ou civique.
De ces quelques lignes je retire pour moi quatre leçons :
29 janvier 2021
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