A mon sens, il y a une différence importante entre favoriser et faveur. Le premier (qui est un verbe, c’est-à-dire une action) signifie, à mon avis, épauler autrui pour qu’il trouve sa qualité fondamentale et l’épanouisse dans la liberté ; le deuxième est un nom qui fleure le favoritisme et s’approche du privilège qui tient prisonnier celui ou celle qui le reçoit ou même le sollicite.
Favoriser a pour moi un caractère de discrétion absolue. C’est un appui fraternel qui révèle l’autre à lui-même et lui permet de se réaliser, de ‘s’augmenter’ dans son épanouissement.
Favoriser, c’est déblayer le chemin devant quelqu’un pour qu’il progresse dans ce qu’il a reconnu comme étant son propre désir.
Favoriser, c’est encourager autrui et lui donner confiance en lui-même pour qu’il se réalise, malgré les difficultés inhérentes à son parcours.
Favoriser, c’est promouvoir autrui en lui permettant de parvenir à une plénitude sans qu’il s’essouffle et, dépité, ne s’arrête en chemin.
Favoriser n’a rien d’extraordinaire. C’est le rôle des parents, de l’instituteur, du travailleur social, voire de tous ceux et celles qui prennent au sérieux la devise de notre République : liberté, égalité, fraternité.
Favoriser est une action réciproque, reposant sur la confiance. La défiance est chassée de la relation de subordination malheureuse. Chacun reste à sa place et n’empiète pas dans le domaine de l’autre, ne lui vole ni sa responsabilité, ni sa liberté.
Heureux peuple où les institutions favorisent la démocratie où chacun s’efforce de trouver sa place pour le service de tous.
Je rêve peut-être mais je souhaite que chacun, à sa juste place, soit un appui pour la promotion de l’autre.
30 janvier 2021
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