Le verbe « hausser », à mon sens, distille une ‘ambiance’ hautaine, un brin dédaigneuse, voire orgueilleuse. En moi, les exemples fourmillent. Peut-être parce que celui ou celle qui ‘hausse le ton’ se donne des allures supérieures. Il en est de même pour ceux qui haussent les épaules et de même encore pour ceux et celles qui, à force de ‘magouilles’, se haussent jusqu’à leur niveau d’incompétence, y compris. Non seulement ils ne font pas honneur à la société, mais ils la desservent. Ces « tics » de supériorité avouent souvent un tempérament pusillanime et faible.
Guidés intérieurement par une sorte d’ambition qu’ils ignorent parfois, ils sont en ce cas plongés dans une difficulté extrême, car ils ne peuvent se corriger ou se convertir ! Catastrophe !
Je ne dirais pas quelque chose de tout à fait identique des propriétaires qui font hausser d’un étage leur demeure. Souvent, ils se lancent dans la « construction » pour mieux loger leur famille et la mettre à l’aise.
J’ai désiré éclaircir mes idées, je ne les ai peut-être qu’embrouiller…
Mon propre père, de tempérament méditatif et fort, était simple, humble, paisible. Il baissait les yeux quand nous disions ou faisions des sottises. Et je ne crois pas lui avoir vu hausser les épaules, ni entendu hausser le ton. Il nous reprenait et tentait de nous corriger par un regard doux et plein de miséricorde. Nous comprenions nos errements à le voir sourire. Il devait penser : « ça leur passera sans infusion ». Par contre, si nous avions vraiment dépassé la mesure, il nous convoquait pour une rencontre en tête-à-tête avec lui ; là, nous étions singulièrement admonestés.
Ce matin, je n’ai rien trouvé d’autre à écrire sur le verbe « hausser ». Pourtant, j’ai bien dormi la nuit passée.
17 mars 2021
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