Au XIIe siècle, Henri II Plantagenet, roi d’Angleterre, après une longue amitié avec Thomas Becket, se brouilla avec lui. Un jour, à la cantonade, il dit : « N’y a-t-il personne pour me débarrasser de ce prêtre turbulent ? ». Quatre chevaliers empressés allèrent tuer l’archevêque de Canterbury dans sa cathédrale.
Dans mon enfance, les maisons bourgeoises réservaient une sorte de ‘cabinet obscur’, appelé « le débarras ». On y jetait ce que la modernité rendait obsolète. ‘On ne sait jamais, ça peut resservir’ !
D’une manière ou d’une autre, les humains ont toujours eu besoin de se « désencombrer » de ce que le poids des jours avait accumulé en eux ou autour d’eux. Il fallait dégager les ‘encombrants’ et délivrer de ce qui gêne la bonne marche. Pour certains, un petit nombre sans doute, c’était ce qui gênait leur conscience, pour d’autres, les plus nombreux peut-être, on devait seulement faire de la place pour épouser la modernité et donc jeter aux« débarras » ce dont on voulait se débarrasser.
Parmi les catholiques, certains accouraient à confesse et rentraient ‘satisfaits’ à leur domicile. D’autres profitaient de cette célébration pour faire étape dans une vie de repentir, d’ascèse et de ‘reconnaissances’ pour la ‘renaissance’ que la bonté du Seigneur leur offrait par amour.
J’ai écrit ces lignes pour stimuler en moi et chez d’autres le désir de conversion. Durant toute sa vie, il faut veiller aux vieilleries pour s’en débarrasser et choisir la foi en Dieu et sa jeunesse permanente. On trouve l’allégresse parce que l’on est avide de découvrir les signes des ‘temps nouveaux.
Jaurès aurait dit : « On ne fait pas la guerre à la guerre pour s’en débarrasser ». La paix est un moyen plus sûr.
18 mars 2021
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