Mûrir

Le verbe mûrir prend le temps et réclame beaucoup de patience pour arriver à la maturité.

Le verger va accueillir le propriétaire pour que, sécateur en main, il taille l’arbre fruitier pour le débarrasser des rameaux qui ne seraient pas porteurs de fruit. L’essentiel pour un arbre fruitier se résume à l’art de porter du fruit.

Il lui faudra sortir indemne des gels printaniers qui peuvent contrarier et anéantir les bourgeons de la promesse.

Viendront les fleurs et le travail minutieux des « diligentes avettes » pour que la beauté devienne fruit.

Il faudra encore les rayons du soleil pour que les ‘promesses’ accèdent au maximum de ce qu’elles laissent espérer : un beau fruit doré et désaltérant.

Ce serait malchance que des voleurs de ‘jardin’ maraudent les fruits appétissants.

Enfin, le propriétaire fera normalement la cueillette pour nourrir sa famille et vendre ses fruits sur le marché.

Un long parcours plein de risques pour que le fruit mûrisse afin d’aviver la joie et participer au plaisir de ceux et de celles qui s’en nourriront !

Je ne sais si ce long préambule en guise de parabole contribuera à rendre plus intelligibles les lenteurs et les risques d’une vie spirituelle qui se développe cahin-caha jusqu’au plein ‘mûrissement de sa Résurrection.

Pour conclure, je cite Blaise Pascal : « J’avance cette opinion mais, parce qu’elle est nouvelle, je la laisse mûrir au temps ».