Dialogue

Volontiers je réserverais ce mot à ceux et celles qui se réunissent et parlent en vis-à-vis. Je ne pense pas que l’on dialogue par téléphone ou par internet. Ces moyens permettent l’information et la réflexion mais pas le face-à-face qui, à mon avis, est essentiel au dialogue.

Dans le dialogue, la parole circule. Elle n’est pas lourde, mais grave. Les mots sont pesés, mais ne font pas mal. Ils veulent être respectueux et jamais injurieux, ni blessants.

Le dialogue suppose une égalité durant le débat. Entre un supérieur et un inférieur, pas de dialogue. Tout juste une bonne entente. Tandis que, parmi les partenaires qui parlent ensemble, chacun vaut l’autre. Durant le dialogue, le respect de l’égalité et l’importance des partenaires s’installent et priment. Tous cherchent une solution satisfaisante afin que tous puissent appliquer dans la dignité les conclusions de l’accord précédemment trouvé.

Entre voisins, au conseil des copropriétaires, On aimerait parvenir à un accord que chaque habitant respecterait.

On souhaite qu’à l’Assemblée Nationale, les vociférations soient remplacées par un dialogue fructueux pour construire une loi équitable qui tienne compte à peu près de tous les points de vue.

Entre partenaires, le dialogue et la négociation sont proches ; le désir de conclure par un accord juste et satisfaisant donne le ton. Pas de triomphe, pas d’humiliation : un progrès.

Je pense que le vrai dialogue entre les uns et les autres est une chance, non seulement pour la démocratie, l’entreprise, la vie collective à « grande échelle », mais aussi pour la vie simple et journalière matrimoniale, familiale et surtout éducative. Les parents peuvent dialoguer avec leurs enfants et les enfants avec leurs parents pour trouver la juste place qui « élève ».

Dans l’élan de mai 68, en France, dans l’Église catholique, s’est créé un mouvement parmi les prêtres : ‘Échange et dialogue’. La plupart des objectifs étaient justes et désirables. Un manque d’écoute de la part de la hiérarchie et une absence de patience chez les prêtres ont tout gâché. Ce fut le drame le plus total !