« La critique est aisée, mais l’art est difficile ».
La formule est connue. Elle vient de Philippe Néricault du XVIIIème siècle qui l’a inventée ou trouvée dans les écrits des anciens. Je ne sais, mais je la pense juste. Pour éclairer mon propos de ce matin, il me faut tout d’abord remarquer qu’il y a plusieurs sortes de critiques :
Critiquer peut avoir le sens de ‘dénigrer’ systématiquement. Bien ou mal, rien n’échappe à ceux ou celles dont les démangeaisons de la langue fabriquent les propos. Leurs sarcasmes démolissent et ne sont dictés que par leur propre plaisir. Leur compagnie est une épreuve. Il est parfois tolérable de les supporter car ils ne sont pas toujours pleinement responsables de leurs propos.
Critiquer peut aussi découler de la sincérité. Ceux ou celles qui entrent dans cette catégorie ne supportent pas ce qui, à juste raison est critiquable. Ils dénoncent le mal mais ont peine à proposer un remède simple. Leur remarquable lucidité les rend malheureux.
Critiquer peut surgir du devoir d’éducation des parents et des instituteurs qui désirent que les enfants corrigent leurs mauvais penchants et développent les bons aspects de leur tempérament. Ils œuvrent pour la liberté des personnes et la démocratie des États.
Critiquer avec tendresse, patience, tolérance, discrétion est le propre de ceux et celles qui vivent en commun un grand amour, que ce soit en couple ou dans une communauté religieuse. Le « par-don » est leur pain quotidien.
3 février 2021
Article précédent
Volonté
Article suivant
Stagner