Elle est angoissée la personne que le moindre souffle agite. Elle s’affole.
Triste est le peuple mal gouverné. Il s’affole.
Malheureuse la nation livrée à des incompétents. Elle s’affole.
Sombre le pays qui voit venir sa déchéance. Il s’affole.
Sans ressource, ni point de repère, ceux et celles qui, affolés, ont perdu la boussole démocratique qui leur permettait d’inventer un chemin commun sont maintenant dans un épais brouillard.
Tourmentés et apeurés, les ‘manipulés’ sont ballottés par des vents contraires et des tournoyants. Des nouvelles non contrôlées, diffusées par des médias approximatifs, en sont souvent la cause.
L’alarme sonne mais que faire ? Les citoyens subissent ou inventent des folles chimères ! Effarouchés et terrifiés par ce qu’ils ne maîtrisent plus, ils écoutent, cherchent à entendre ; la solution leur échappe. Ils sont comme paralysés.
Le trouble augmente et, dans la stupeur, les citoyens, jeunes ou vieux, se désorientent. Une sorte d’affolement rampe partout.
Ce n’est pas une maladie qui se traite dans les hôpitaux psychiatriques, c’est un « sauve qui peut » social.
Tout cela est-il artificiel ? Est-ce un coup monté par quelques démiurges malfaisants ? Je ne sais.
Il s’agit peut-être de ces grandes peurs qui surgissent au cours des siècles. La peur de la mort n’est plus le fait de quelqu’un qui arrive en fin de parcours terrestre. C’est un temps général qui précède un grand craquement d’une civilisation arrivée à bout de souffle.
30 mars 2021
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