Pourquoi les humains aiment-il tant la montagne et les bords de mer ? C’est sans doute parce que, de là, ils voient loin, vers l’infini terrestre.
Pourquoi François Mitterrand parlait-il des « forces de l’esprit » ?
Pourquoi parle-t-on encore de Diogène, Platon, Aristote ?
Sans doute parce que chacun, à sa manière, vise la transcendance humaine qui tire en avant vers la grandeur, qu’il prend le chemin montant de l’accessible « grandeur » dans le temps et dans l’espace. Il suffit de marcher, de chercher, de grimper, de vouloir être grand, pour avancer vers un idéal d’individu et de société.
Je peux maintenant énumérer quelques verbes qui expriment une action collective ou personnelle vers une transcendance difficile mais à portée de la volonté humaine :
Il faut encore parier sur les valeurs de la beauté, du vrai, du juste, du respectueux, sans penser que ce combat est lassant et inaccessible ; il faut sourire et aller humblement de l’avant.
On ne peut pas parler du transcendant sans parler de la foi et du divin, de Jésus Christ, de Dieu parmi nous et comme nous. Mais Lui est infiniment bonté, accueil et pardon. Il est la porte qui ouvre sur l’infini de l’Amour. Il est Offrande et Résurrection.
Il est de toujours à toujours et nous offre d’être avec Lui.
Les deux transcendances sont différentes mais compatibles.
Elles sont faites pour s’emboîter mais il y a entre l’une et l’autre notre liberté fondamentale et le respect mutuel.
30 mars 2021
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