Dans la vie courante, on entend cette expression prononcée entre deux amis : « Je t’admire ». Souvent le timbre de voix et l’expression du visage laissent soupçonner une pointe d’ironie et nulle envie d’y parvenir.
Ce matin, je désire évoquer « l’admiration » dans ce qu’elle a de plus juste, de plus vrai et sincère, de plus noble.
Pour moi, admirer quelqu’un, c’est le prendre comme un modèle et tenter de lui ressembler sans pour autant l’imiter dans les détails de son comportement, mais pour parvenir à sa hauteur de vue, à sa manière discrète de la mettre en œuvre dans la vie de tous les jours. Il s’agit là d’un profond respect. Frappé d’émerveillement, ou voudrait participer à cet « idéal ».
Au bord de la contemplation, on entend comme un appel.
Tout cela est vrai vis-à-vis d’une personne que l’on fréquente, mais l’on peut admirer aussi une œuvre d’art, un paysage, un choral. J’ai connu cette émotion à Amsterdam devant « La Ronde de nuit » de Rembrandt. Mon émotion était si grande que je me suis assis pour demeurer face-à-face à cette splendeur. A Paris, j’ai vu à la Comédie Française jouer le ‘Tartuffe’ de Molière : j’ai connu une stupeur Quand j’entends : « Jésus que ma joie demeure » de Bach, un sentiment de bien-être et de repos m’envahit. Pendant ma visite au ‘Pic du midi’, j‘ai regardé la beauté majestueuse qui coupe le souffle.
Bref, j’ai évoqué en quelques lignes ce sentiment d’admiration qui va chercher au fond du cœur une sorte de souffle contemplatif qui donne une certaine plénitude d’être.
Je crois que la Résurrection sera une admiration bien supérieure
.Je pense que tout être humain durant son pèlerinage terrestre se définit par la joie d’admirer. Elle diffère pour chacun selon son tempérament, mais elle est une chance.
28 janvier 2021
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