Je pense qu’aucune vie humaine n’est sans question.
La nature même de l’homme l’exige. Il vit en interrogations car il est en devenir et demain l’inquiète. Il ne sait pas ! Alors il questionne lui-même, les autres, la nature, Dieu. Dans le fond, il formule une question parce que sa recherche est inquiète. Plus il est savant, plus il est subtil, plus il cherche, plus il est tourmenté.
Il n’est pas devant une devinette ou une charade dont l’ultime réponse lui échapperait. Saint Augustin a noté dans Ses Confessions : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi, Seigneur ».
L’existence humaine est un débat avec soi et son héritage. L’avenir le plus proche comme le plus lointain « est en question ». C’est pourquoi l’on recourt aux philosophes, aux médecins, aux psychologues, espérant quelques lumières. Mais leurs sciences ne donnent qu’une réponse limitée. « Qui-suis-je ? Qu’est ce que je deviens ? » demeurent indéfiniment.
Une sorte d’obscurité lumineuse accompagne chacun de nous. Le doute fait partie de notre réflexion. Il est une sorte de propulseur. L’insatisfait est en appétit de demain. Il cherche…
Dans cette quête permanente et essoufflante, un seul repos, à savoir la confiance qui se trouve dans le trésor de l’Amour. Nous ne voulons plus de certitude, mais seulement le repos. Nous serons apaisés et pourrons alors nous poser d’autres questions qui n’entretiennent pas le mal-être. En cette paix, cette fidélité, cette amitié, cette confiance, nous débattrons pour rechercher le meilleur, le plus juste, le plus vrai pour des pèlerins qui marchent d’une hospitalité à l’autre.
Pour finir ce dont nous avons le plus besoin, c’est d’un climat serein et paisible pour nous poser les questions qui nous sauvent de l’engourdissement.
27 janvier 2021
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