Demagny Monique

Fontevraud. Une femme et la fin d’un monde, Siloë, 2002, 203 p.

Fondées naguère par Robert d’Arbrissel (1099), les abbayes d’hommes et femmes durèrent à Fontevraud jusqu’à la Révolution de 1789. Elles étaient placées, même celles des moines, sous l’autorité de l’abbesse des femmes.

Julie Sophie Gillette de Pardaillan d’Autin fut la trente-sixième abbesse et la dernière. Après avoir été chassée de Fontevraud en 1792, on ne sait pas bien ce qu’elle est devenue…

Ce livre raconte une sorte d’épopée à peu près juste. Ce n’est pas un roman, mais ce n’est pas non plus une biographie. Il faut aimer l’histoire et un tantinet connaître le temps qui s’étire de Louis XIV à Louis XVI pour se repérer et entrer dans l’intelligence de ce récit.

Cette dernière abbesse est une sorte de synthèse entre le haut lignage de l’aristocratie, la foi des moniales, l’indépendance de certaines institutions religieuses et le rôle éminent qu’ont tenu un certain nombre de femmes durant la royauté. Le machisme s’est peut-être renforcé sous la IIIème République.

Je souhaite que ce livre ne rebute personne. A mon sens, il vaut la peine d’être lu.

Notices bibliographiques

30 novembre 2004