Joseph Folliet (1903-1972), Le Cerf, 2003. 496 p.
Je me suis sans doute laissé influencer par la profession policière de l’auteur ! Cette « biographie » n’est pas fausse mais elle me semble plus proche d’une fiche anthropométrique du « sommier » que de la vie passionnée, quelque peu romanesque et cocasse de celui que nous reconnaissons comme un « gone » de chez nous.
L’auteur paraît peu ou mal connaître l’âme lyonnaise, il ne la saisit que de l’extérieur, elle lui glisse entre les doigts.
Je pense que Folliet est encore plus fils de Marius Gonin que de Marc Sangnier, que des dominicains de « Sept », que de « Temps Présent » ou de la « Vie Catholique ». Certes, Bernardot, Hourdin, Fumet, Sauvageot ont un rôle important dans la vie de Joseph Folliet « journaliste » mais j’estime que la vocation « sociale » de cet homme hors norme a mûri dans le quartier d’Ainay et particulièrement Rue du Plat à Lyon.
Je n’ai pas remarqué le nom de « Jouguelet » dans ce livre. Dommage !
Les intellectuels lyonnais, les prêtres du diocèse de Lyon, les religieux enseignants dans les maisons de formation ou à la Catho, les industriels, et les militants chrétiens de la vie civique, politique, syndicale ou associative ont, à mon avis, charpenté et structuré le dynamisme de Folliet. Leurs influences diverses ont étayé la personnalité attachante de ce géant de l’action sociale.
Grâce à lui beaucoup de « petits bourgeois » de notre ville ont échappé à l’Action Française et sont restés chrétiens grâce à la « Chro ».
30 novembre 2004
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