L’honnête-homme

Ma chronique d’hier induit ma réflexion sur un sujet voisin : « l’honnêteté ».

Au cours des siècles, la signification du mot « honnête » a varié.

« L’honnête-homme » du XVIIème siècle : agréable, distingué par la politesse, le savoir-vivre et la finesse de son esprit, n’est plus exactement « l’homme-honnête » du XXème !

Ce dernier est profond, droit, franc, intègre, loyal, moral, probe, incorruptible.

Evidemment, ces mots semblent bien usés et je me vois mal les utiliser dans un groupe de jeunes. Ils risquent de susciter quolibets, rires ou réprobations ! Et pourtant, il me semble que nous avons besoin d’hommes et de femmes honnêtes dans nos rapports les uns avec les autres :

« L’homme-honnête » est l’homme du juste prix ; il est juste, non pas comme une balance, mais comme un Sage. Je le crois point d’amarrage dans la société et, malgré les difficultés, il trouve son bonheur dans l’humilité.

Il sait bien que l’honnêteté est un cadeau difficile, un rude service et une tâche apaisante.

Naguère (1978)

17 mai 1978