Avec quelques-uns de mes correspondants, j’incline à penser qu’il vaut mieux pour le moment « estourbir » la cohabitation en espérant que la nation aura à choisir dans les prochaines années la nuance de notre régime républicain. Je souhaite, en effet, que s’organise plus tard un vrai référendum, avec des questions claires, pour que le peuple choisisse en connaissance de cause le type de démocratie qu’il préfère.
En attendant, il faudra voter en juin pour élire nos députés à l’Assemblée nationale. Nous devrons sans doute choisir entre un tel ou une telle (masculin et féminin), moins par rapport au programme que pour ou contre la cohabitation.
J’ai connu la quatrième République. Même si elle a réalisé de bonnes choses, elle a échoué parce que les gouvernements se faisaient et se défaisaient trop vite. Ils n’avaient pas le temps de mettre en œuvre ce que promettait leurs discours d’investiture. Ils étaient renversés avant. Les guerres coloniales et le statut de l’Algérie ont eu raison d’elle. Elle s’est effondrée du temps de Monsieur Coty et de Monsieur Pfimlin, des hommes droits et honnêtes. Mais le système ne marchait plus. Il était usé.
Je garde de cette époque un brin d’effroi ; c’est sans doute ce qui me fait pencher pour le moment vers un régime plus fort, sans cohabitation.
Mon sentiment se renforce par les problèmes que nous auront à régler :
A mon sens, mais ça se discute, il faut une gouvernance unifiée pour traiter tous ces sujets difficiles.
Nos petites discussions sont symboles de notre liberté et elles nous aident à affermir et à fonder nos décisions qui ne sont jamais parfaites et toujours discutables.
13 mai 2002
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