Zacharie fut rempli de l’Esprit Saint et prononça des paroles prophétiques
Zacharie ne prépare pas la prière qu’il proclame devant tout le monde huit jours après la naissance de Jean. Il parle de l’abondance du cœur. Ce qu’il dit vient de lui sous le souffle de l’Esprit.
Comme à la Pentecôte, tous entendent en leur langage ce qu’ils avaient faim d’entendre.
Oser quitter son silence pour laisser couler l’expression de l’amour qui nous « habite habituellement », valorise le peuple.
Ouvrir la bouche, prononcer, prendre la parole et la donner en public est un acte inspiré par la foi.
Qu’importe ce que les autres penseront ou diront !
L’Esprit qui nous suggère de parler est le même que celui qui débouche les oreilles des auditeurs.
Parfois, je pense que ce qui est préparé en fait de prière, ressemble trop à un enseignement et ennuie l’assemblée.
Zacharie n’enseigne pas, il prophétise.
Il dit ce que le peuple a besoin d’entendre à ce moment-là.
Le peuple n’est pas rassemblé pour apprendre, mais pour communier à la prière d’autrui et pour se tourner avec lui vers Dieu : se convertir.
Je crois que chacun lit, écrit, écoute, apprend, adore, offre, partage, dialogue, correspond tous les jours.
Par ce fait, tous les jours secrètement se structure sa foi.
Son être entier s’enrichit chaque jour dans la présence de Dieu. Il devient son Pain de Vie spirituelle.
Quand c’est le moment dans l’action liturgique, il présente à tous les fragments de son amour.
Il ose, il devient pauvre. Il donne ce qu’il devient. Les autres qui sont venus par amour et non pour apprendre sont comblés.
24 décembre 2011
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