« Il leur faisait des signes car il demeurait muet »
Gratuitement, par pur amour, Zacharie a été visité par le messager de Dieu.
Avec Élisabeth, de stériles qu’ils étaient, ils deviendront féconds.
De leur Alliance naîtra « Jean » qui révélera la présence de Jésus à ceux qui seront venus au bord du Jourdain, à la limite du désert, pour écouter un prophète et préparer leur cœur à la pauvreté de l’accueil.
Zacharie et Élisabeth qui n’étaient pas des puissants de ce monde mais des besogneux de la Grâce deviennent, par leur fécondité retrouvée, des artisans de l’annonce du Messie.
Le prêtre Zacharie est bouleversé. Il n’ose pas y croire. Il s’entortille dans le « comment ». Il doute qu’il puisse collaborer au dessein d’amour de Dieu.
Il n’est pas étonnant qu’il devienne muet ; il est stupéfait qu’une telle grâce lui soit faite.
Les mots lui échappent pour expliquer la visite du messager de Dieu et la splendeur de sa fécondité. Il ne « sait » pas dire. Les mots sont trop étroits pour exprimer la grandeur de la promesse qu’il reçoit.
Il ne lui reste que les signes pour proclamer le dessein de Dieu qui s’accomplit à travers lui.
Il rentre chez lui et vit avec Elisabeth dans le secret de leur fécondité bienheureuse jusqu’à ce qu’elle se réalise.
Le moment venu, Zacharie signifiera à ses proches qui n’ont pas encore compris le processus de l’amour de Dieu qui visite et sauve le peuple par la naissance du prophète qui annoncera clairement Jésus.
La grandeur est ineffable. Elle ne s’explique pas toujours avec des mots. Souvent, elle ne se fait comprendre que par des signes que l’entourage peut interpréter justement ou de travers.
19 décembre 2011
Article précédent
Luc 1, 17
Article suivant
Luc 1, 5-7