Il disperse les orgueilleux
Contemplé avec des yeux humains, on peut dire qu’il est simple parce qu’il est bon de la bonté de l’amour qui se communique et fait exister l’autre dans sa plénitude.
A ceux et celles qui l’accueillent librement, Dieu donne Jésus, sa Bonté incarnée dans le temps des humains.
Jésus ne fait qu’un avec lui et avec nous.
Sa Parole empreinte de simplicité, de douceur et d’humilité n’a pas de prise sur ceux et celles qui sont orgueilleux. Parce qu’ils se drapent dans leur suffisance, ils se mettent à part.
Si les orgueilleux sont vraiment orgueilleux, ils refusent la relation, la solidarité, la communion. Il n’y a qu’eux qui comptent à leurs propres yeux. Ils veulent ou elles veulent être des dieux. Ils refusent de véritablement aimer. Ils pensent se suffire à eux-mêmes.
Ils conquièrent, ils séduisent, ils annexent, ils achètent, ils réduisent les autres à leur domination.
Les orgueilleux refusent de pardonner. Quoique terreux et donc limités, ils sont seuls et agrégés à personne.
En eux et en elles, quoique « im-parfaits », aucune relation, aucun compromis, aucun lien d’égalité avec les autres, aucun pardon, beaucoup de mépris ou de condescendance.
Ils sont dispersés, ils ne sont pas peuple. Pétris du mensonge de leur perfection, ils errent esseulés dans leurs illusions de perfection.
Rejoindre le Christ de Bethléem, de Nazareth, du Golgotha. Par sa simplicité, il nous guérit de l’orgueil et nous fait peuple. Il nous donne l’appétit des autres et il s’offre lui-même en nourriture et nous associe à son offrande de Pain de Vie*.
* Signification de la mangeoire
22 décembre 2011
Article précédent
Luc 1, 49
Article suivant
Luc 1, 45