Luc 6, 39-42

Paille et poutre

Plus nous sommes engoncés dans la « suffisance » plus nous voyons les « insuffisances » de ceux et de celles qui nous entourent et avec lesquels nous collaborons.

Plus la poutre qui est dans notre œil est volumineuse, moins nous supportons les peccadilles d’autrui et plus nous pensons pouvoir les aider à se convertir…

Il y a comme un effet d’optique diabolique. Nous voyons nos propres défauts dans le mal qui est dans l’autre. Ce que nous découvrons dans l’autre ce ne sont souvent que nos propres travers. Nous désirons l’aider à changer alors que, si nous changions nous-mêmes notre regard sur autrui, nous le verrions autrement. Et il se mettrait à changer.

Notre illusion d’optique nous abuse et lui nuit.

La farce tragique est à son comble lorsque nous croyons qu’il nous suffit d’apprendre quelques méthodes pour aider l’autre à se débarrasser de ce qui gène sa lucidité et l’empêche de se bien conduire.

Ce qui va  réduire notre propre «  poutre oculaire », voire la faire disparaître pour pouvoir guider les autres, ce ne sont ni les techniques pointues ni les méthodes intelligentes, quoique elles aient leur utilité, c’est la conversion de notre cœur qu’il faut entreprendre sous le regard de Dieu

Seuls nos rendez-vous avec le Christ, maître intérieur en orthoptie spirituelle, peuvent nous éclairer sur nous-mêmes, alors nous pourrons rendre service à d’autres. En Jésus, se trouve le secret des collyres de la bonté.