Luc 6, 35

Aimez vos ennemis 

Avant tout il s’agit de casser le rapport : « J’ai raison – Tu as tort ».

L’amour des ennemis commence par un regard nouveau sur la relation. Avant de penser à l’acte de réconciliation, il faut traverser un temps de contemplation. L’autre n’est pas le diable, même s’il est manipulé par lui. Prendre le temps de nommer l’ennemi : celui qui m’a fait tant de mal porte un nom.

Dans sa méchanceté, Dieu l’aime encore et seul l’amour patient permettra qu’il change. Le châtiment appliqué ne vaut que pour la repentance.

Prier pour lui, offrir pour lui, ne plus avoir peur signifieront la miséricorde. Il ne s’agit pas de chercher les coups mais de trouver dans l’offrande le courage de renouer une relation. Avant d’arriver au sommet sublime et tragique de la croix, il y a les approches journalières pour une communion tissée à nouveau frais au sein des sottes ruptures et des bouderies confites d’amour propre.