Luc 6, 29

En Christ culminent toutes les sagesses 

La lecture de ces quelques versets m’a renvoyé bien loin. Sur un je ne sais quoi, j’ai retrouvé l’Inde, Gandhi, la non-violence.

Face à la violence, répondre par la résistance passive, la générosité, la bienveillance. Face à la dureté, la haine, répondre par l’amour, le désintéressement, la tendresse.

Alors quoi d’original dans le christianisme ? Notre foi est-elle pétrie par tout cet arrière fond humaniste que véhiculent toutes les religions ? Pourquoi pas ? Cela ne me gêne pas, ni ne m’émeut, ni fait vaciller ma foi. Au contraire, cela prouve qu’elle est incarnée, tissée de toutes les composantes humaines, prenant en compte la fraternité des hommes pour bâtir un monde de justice, de paix, mais qui ne peut être une fin en soi. Dieu est encore au-delà, même s’il est présent dans cet agir. Puis ce verset a éveillé en moi un autre écho. En filigrane est apparue la Passion du Christ de Dieu.

Tout ce qui a été dit et vécu par les Sages de tous les temps, a été réalisé, accompli par Jésus. En lui, il ne peut y avoir d’écart entre le dire et le faire. Comment prêcher la non-violence, l’amour, si on est incapable de les vivre ?

Dans le Verbe incarné, Dieu Lui-même nous montre le chemin. L’excellence du Christianisme ne vient pas d’un humanisme flamboyant, d’un aspect social supérieur… Il est le fait que c’est Dieu qui a pris chair, qui a su aimer, bénir, prier, pardonner, donner sa vie, mourir, pour que l’amour triomphe de la haine, de la mort.