Luc 6, 35

Le Bon Dieu

Dieu, le Père, que Jésus nous a fait connaître et auquel il nous invite et nous conduit n’est ni bonasse, ni même débonnaire, il est BON.

Et il est BON pas seulement parce qu’il est ‘bien pensant’, ‘bien disant’, ‘bien faisant’, ‘bien veillant’. BON est le seul qualificatif qui lui sied parfaitement. En lui AMOUR, BONTÉ et ÊTRE se confondent et Jésus nous révèle pourquoi : parce qu’il a assez de hauteur pour aimer ceux et celles qui ne l’aiment pas. Non seulement il ne s’offusque jamais de l’attitude des ingrats à qui il a pourtant tout donné comme à tout le monde, mais il chérit ses ennemis. Il ne lui suffit pas de les supporter, il les aime sans mesure, il ne peut s’empêcher d’être Bon à leur égard et de laisser à leur portée un moyen d’accès vers lui.

Pour être ‘certain’ d’être à niveau et ne pas être hors d’atteinte, il a donné, BONTÉ SUPRÊME, son Fils bien aimé. Jésus incarne la Bonté, la personnalise et l’acclimate à l’histoire humaine. En Christ, Dieu la place au ras du sol et la rend accessible. L’Envoyé a reçu la mission de la vivre, de la rendre désirable et de nous y associer. Les « baptisés confessants » en se greffant en Lui acceptent d’être individuellement signes et collectivement sacrements d’une bonté humaine qui trouve sa source en Dieu. Ils la contemplent pour en vivre.

Je crois la bonté désarmée, patiente, douce, miséricordieuse, irénique. Elle fait la justice parce qu’elle ouvre, appelle et n’enferme pas. Elle n’exclut personne, n’attend rien en retour, donne à chacun le goût de la liberté et de l’action. Elle crée et accomplit. Pas besoin d’être chrétien pour en vivre ou s’efforcer d’en vivre, mais le secret des chrétiens est de la rapporter dans la joie à son origine permanente et d’en rendre grâce.