Matthieu 11, 28-30

19 juillet 2012

Le « fardeau », qu’est-ce à dire ? Le poids du jour et de chaleur ? Le Malheur ? La contingence humaine ? Pourquoi pas ? Mais n’est-ce pas plutôt le poids liberticide et effrayant des « choses » de la religion et des « prescriptions tatillonnes  » que dénonce Jésus ? La foi nous introduit dans le Temple qu’est le Christ lui-même. En Lui, s’ouvre la loi de la vraie liberté. Jésus nous arrache à nos enfermements.

12 décembre 2012

On pourrait dire que devenir disciple par la Foi et le Baptême, c’est conjuguer le Verbe Jésus, à toutes les personnes, à tous les temps et à tous les modes. C’est prendre le même joug que lui, pour ouvrir un sillon dans la terre qui va recevoir le grain de Dieu semé pour tous les humains. Même harassant, ce travail de laboureur est léger parce que plein d’Amour et d’Espérance. Cette tâche des semailles est facile à porter parce que simplifiée par l’humilité et la douceur que le Christ partage avec nous.

18 juillet 2013

Christ Jésus, en s’incarnant, est venu partager avec les humains de tous les temps le poids de l’humain et sa grandeur personnelle et collective : mortalité, conscience, amour, liberté. Le Seigneur n’est pas un magicien. Il nous conforte pour chercher la Vérité, l’aimer dans son approche, et devenir libre en la faisant en nous et entre nous. Il est le contraire du diable, le diviseur. En nous, il est ferment d’unité et d’ajustement au sein du précaire et du faillible. Christ Ressuscité nous donne son souffle pour marcher.

11 décembre 2013

En Jésus, son Christ, notre Seigneur, Dieu partage le poids de la réalité humaine. En lui, le Très-Haut et le Très-bas se confondent. En Jésus, Dieu habite chez nous, « pour porter avec nous le poids du jour et de la chaleur ». Les disciples du Christ sont, par nature et par grâce, attelés avec toute l’humanité pour tirer la charrette de la réalité journalière. Ce joug n’est pas pesant, car les baptisés désirent être doux et humbles à la manière de Jésus. Ils aiment le monde qu’ils ont choisi d’habiter.

17 juillet 2014

Le Ressuscité a confié aux baptisés, Corps du Christ, qui ont accepté d’être ses collaborateurs au cours des siècles dans les différentes cultures des peuples, la charge d’être les témoins de sa bonté efficace et de son amour pour tous. Cette lourde mission est un fardeau qui risque d’être pesant. Aussi Jésus s’engage auprès de ceux et de celles qui le suivent de « leur procurer le repos » et, en même temps, il leur donne la recette du vrai témoin. S’il est doux et humble de cœur, s’il demeure dans l’épure humble de la vie dans le temps, celui-ci trouvera la paix du cœur et non le tracassin du forcené militant de choc.

10 décembre 2014

Jésus est notre réconfort. Il nous met en recherche de nos ressources propres et de nos qualités primordiales pour que nous en rendions grâce, les développions au maximum et les partagions avec tous ceux et celles qui nous sont proches et dont nous nous approchons dans la fraternité humaine. Si nous attelons avec le Christ pour tirer la charrue de la vie journalière, nous nous accomplirons pleinement nous mêmes en allant jusqu’au bout du sillon que nous sommes dans le champ de la création. Le Christ ne fait rien à notre place ; il soutient notre détermination courageuse.

16 juillet 2015

Attelez-vous, prenez le même joug que les autres humains, pour labourer et faire réussir la terre afin qu’elle porte le fruit et de sa propre fécondité et de votre travail solidaire entre vous, les gérants autonomes de toute la création ! Faites porter du fruit à votre temps ! Le travail fatigue, mais le partage ouvre au bonheur s’il est juste, doux, et fraternel. Il est une des composantes de la nature humaine que chaque génération aménage avec humilité et douceur.

9 décembre 2015

D’une certaine manière, Jésus nous appelle à s’atteler avec lui pour labourer et ensemencer la terre de bonté, de patience, de douceur et d’humilité. Nous joindre au Christ dans ce travail mystérieux de l’Incarnation consiste, entre autre, à vérifier la qualité de nos relations journalières envers ceux et celles que spontanément nous aimons le moins, puis à les joindre joyeusement à notre offrande d’intercession. Comme Jésus et avec lui, nous n’excluons volontairement personne de la réciprocité : accueil-don. Nous vivons de semaison paisible et de moisson heureuse.

14 juillet 2016

L’amour n’est pas sans combat, ni effort, pour être disponible et accueillant. L’amour est une sorte de renoncement à l’immobilisme et à la morosité renfrognée. L’amour est plein d’élans lumineux. C’est sans doute pour cela que le Christ nous invite à sortir de la morne solitude pour épouser avec lui, comme lui et en lui, l’humanité entière en commençant par nos proches. L’amour nous conjugue à Lui. Ce n’est pas une charge harassante, mais un fardeau léger et facile à porter. C’est une initiative permanente.

17 décembre 2016

Prendre le joug du Seigneur Jésus n’est pas un asservissement, mais c’est être associé à son travail de libération. Labourer avec lui, c’est ouvrir la terre de l’habitude à la semence qui porte du fruit. Moissonner avec lui, c’est lier des gerbes d’humanité pour les offrir à tous, afin que, non seulement ils mangent et survivent, mais qu’ils invitent à leur table pour la convivialité. Prendre le joug de Jésus, c’est tracer avec lui un sillon qui va bien droit jusqu’au bout du champ, c’est partager son mystère d’Incarnation. Là se trouve la joie de l’accomplissement.

20 juillet 2017

Devenir disciple ne signifie pas d’entrer en esclavage de la pensée tatillonne d’un maître. Il s’agit au contraire d’oser faire l’expérience de la liberté qui invente son comportement dans la joie d’être au large et de se détacher, jour après jour, des chaînes qui nous rivent à nos propres imperfections et à celles de ceux et celles qui abusent de leur pouvoir. Sur terre, nous n’échappons pas aux contingences humaines, mais nous pouvons élargir sans cesse l’aire de nos heureuses initiatives qui nous mènent au grand large. Prendre le joug du Christ, c’est vivre l’audace de l’offrande, sans calcul ni tracas, simplement pour accomplir ce que nous sommes, afin de promouvoir dans la justice ceux et celles qui nous entourent, ceux et celles dont nous nous reconnaissons solidaires. Le joug du Christ consiste à être aujourd’hui humain à la manière de Jésus.

13 décembre 2017

« Venez à moi ». Jésus appelle et accueille. Il dit à tous ceux qui le désirent : « Venez ! Nous ferons œuvre commune, travaillerons ensemble, pour labourer le monde afin qu’il y germe et s’y épanouissent la liberté, la fraternité, la paix. Vous verrez : mon joug n’est ni lourd, ni accablant, tellement le sillon que nous ouvrirons ensemble jusqu’au bout du monde trace le bonheur et l’épanouissement non seulement de ceux et de celles qui tiennent les mancherons de la charrue, mais aussi de tous les citoyens de la terre ».

19 juillet 2018

« Le Christ n’est pas un fardeau ». L’Evangile est une vérité qui libère. Il n’est pas un joug d’esclavage. L’Evangile nous conduit par le Christ à l’intimité et à l’unité de la vie Trinitaire. En Dieu, il n’y a que l’amour parfait, sans pesanteur ni modalité. Vivre de la foi ne nous donne qu’une seule obligation : « aimer et se laisser aimer ». Tendre à ce but dans la contradiction du temps allège la vie en lui donnant un sens : une sorte de parfum d’éternité.

12 décembre 2018

Le joug du Christ n’est pas une servitude mais un attelage avec la liberté du Ressuscité. Avec lui, nous tirons la charrue qui ouvre un sillon qui accueillera aujourd’hui les grains du bonheur. Dans quelques semaines, ils produiront ce qui sera la moisson. Alors, beaucoup se réjouiront de l’abondance qui a poussé dans leur champ. Ils partageront avec d’autres. Alors, il y aura fête et la joie sera à son comble. Heureux ceux qui sont attelés à Jésus : ils ne sont pas écrasés de labeur, mais leurs pas labourent avec lui le monde pour d’amples semailles.

18 juillet 2019

Les baptisés chrétiens ont librement choisi de s’atteler avec le Christ des Évangiles pour creuser un sillon où germeront des grains de liberté. C’est certainement un travail pour eux. Mais ce labeur n’est pas terrassant. Le joug du Christ qu’ils ont accepté est facile à porter car il n’est pas contrainte mais libération. Faire réussir la terre, à cause et avec l’Incarnation, est une démarche douce et humble.

11 décembre 2019

Dans nos vies, des « miracles » quotidiens se produisent. Il suffit de les reconnaître, de les apprécier et d’en faire avec la prière un comportement personnel de conversion. Tous les jours, le Ressuscité ouvre les yeux de ceux qui, quoique ayant bonne vue, ne voient pas. Il en est de même pour les sourds, les muets, les paralysés… A nous de remarquer cette tendresse de Jésus qui, spirituellement, prend soin de chacun de nous. A nous d’accueillir cette délicatesse, d’en remercier, d’en vivre et d’en faire profiter ceux et celles qui nous entourent.

16 juillet 2020

Jésus accueille sur le Chemin qui va vers Dieu. Il invite, ne bouscule pas, marche au pas des humains. Marcher avec lui n’essouffle pas. Jésus ne demande pas d’être performant. Pas besoin de lourds bagages. A chaque étape, chacun trouvera ce dont il a besoin. La route est toute tracée, les cartes d’état major et les boussoles peuvent rester chez le marchand. Jésus dit : « Viens à ma suite, fais-moi confiance comme je te fais confiance, nous inventerons ensemble. Si d’autres désirent être du voyage, n’hésite pas les convier, nous ferons connaissance en marchant. Si besoin, tous ensemble, nous ferons un « passage » : ce n’est pas un buisson qui nous arrêtera ».

9 décembre 2020

La ville est un lieu où tout se passe. L’enseignement, les turpitudes, la bonté, la solidarité, la justice… Dans ce foisonnement, il faudra bien décider à qui, à quoi, on donne priorité. Les édiles et les citadins ont toujours à choisir. La liberté leur est offerte. Ils sont « malheureux » s’ils prennent le mauvais chemin, ils sont épanouis s’ils décident d’aller plus avant dans la bonté, l’altérité, la liberté et la confiance. La ville n’a de grandeur que par ses habitants et ses responsables. Rien n’est automatique. En ville, tout est affaire de cœur, de volonté, de douceur.

15 juillet 2021

La foi ne nous met pas au cachot, entravés par des chaînes. La foi nous attelle à la vie, à notre vie, son histoire et son devenir. Nous la modelons selon ce que nous jugeons le meilleur pour nous. Nous ne récitons pas une pièce de tragédie ou de comédie, mais nous sommes les « acteurs » de notre propre « tragi-comédie ». Les chrétiens ont choisi de la vivre dans la douceur et l’humilité reçues du Christ. A l’expérience, c’est une ‘joie’ doublée d’un ‘large’ repos. La simplicité rend la vie facile à inventer. La foi véritable n’est pas tracassière.

Section narrative (I)

19 juillet 2012