20 août 2012
« Quelqu’un » est tout triste ! Depuis toujours, il observe la loi et ne change pas. Que faire ? Il s’approche de Jésus. Si tu veux aller plus loin, si tu veux naître et renaître chaque jour, alors deviens « pauvre » avec les « pauvres » et partage avec eux.
19 août 2013
Ceux et celles qui découvrent la Bonté de Dieu, incarnée dans la personne de Jésus et dans celle de ses disciples qui vivent aujourd’hui avec foi la « clémence » du Ressuscité, sont enthousiastes. Ils veulent vivre « subito » en communion avec le Christ. Lorsqu’ils découvrent que cette paix intérieure conduit à des combats intimes, contre le gout démesuré du pouvoir ou de l’argent et qu’il faudra entrer dans les conflits engendrés par la fidélité de la justice et de l’amour, alors ils sont tentés de renoncer à conformer leur vie à l’Evangile. Tristes, ils sont tenté de dire : « C’est trop dur pour moi », et de s’éloigner. Ils ou elles comptent peut-être trop sur leurs propres forces et pas assez sur la dynamique de l’Esprit et la sollicitude de leurs frères et sœurs baptisés.
18 août 2014
La bonté est sans réserve. Elle est source permanente et non intermittente. Elle est totale et pas capricieuse, à la tête du client ! Celui ou celle qui sur terre désire se tenir proche et intime de ce mystère de Dieu entre dans un combat de dépouillement. Avec discrétion, il se donne et donne avec délicatesse sans encombrer, tout en suscitant la liberté d’autrui. Il est fontaine communale où tous sont invités à puiser selon leur soif. On comprend l’effroi du « jeune homme ». De plus, il avait de grands biens. Les chaînes en or sont difficiles à rompre ! Mais tout est possible dans l’amour de Dieu.
17 août 2015
Dieu seul est bon, parce que, sans réserve, il donne Tout ce qu’il est. En Jésus, s’incarne la bonté de Dieu. En Christ, la création entière et d’abord tous les humains de tous les temps et de toutes les cultures reçoivent le Tout de Dieu. Le « quelqu’un » de l’évangile de Matthieu, quoique sympathique et croyant, semble ne pas tout donner pour suivre vraiment Jésus… Il parait vouloir garder ses biens, ses richesse matérielles. Mais peut-être pas seulement !
21 août 2017
La grande richesse pécuniaire ou le pouvoir absolu peut facilement devenir un piège démoniaque. L’une et l’autre donnent très souvent le phantasme de se prendre pour Dieu. Alors le richissime ou le tyran oublie qu’il est simplement un mortel humain, provisoire, insuffisant et pécheur. Eux et nous devons implorer la bonté miséricordieuse de Dieu pour qu’ils accèdent à la joie du pauvre pèlerin et qu’ils cherchent avec cœur comment, dans la situation périlleuse où ils se débattent ou se vautrent, ils vont connaître ‘Le Chemin’ qui mène à Dieu. Il est Père de toute tendresse toujours prêt à accueillir et à donner son Esprit de justice, de force et de courage.
20 août 2018
« Car il avait de grands biens ». « Ce ‘quelqu’un’ de l’Evangile de Matthieu a tout compris. Il préfère se retirer dans une vie ‘honnête’, plutôt que de partir à la suite de Jésus dans les chemins escarpés de la foi vivante. Le ‘parcours risqué’ du baptisé suppose d’accepter de devenir un bon gérant et de distribuer avec discernement ce que l’on possède. Il ne s’agit pas que de l’argent à donner en aumône large et généreuse, mais de donner sa vie pour la promotion de tous et de chacun. Partir pour suivre le Christ suppose une sorte d’offrande de soi à la manière de Jésus. Chacun et chacune auront à choisir leurs itinéraires personnels. Il leur suffira de décider de partir et d’entrer dans le parcours proposé par l’heureuse nouvelle.
19 août 2019
Si on le désire et si l’on est aidé par une spiritualité partagée, on est toujours invité à un pas de plus. Cette démarche infinie vers plus d’amour et d’offrande ouvre du côté du total épanouissement. Avancer sur le chemin de l’aumône et de la rupture avec les prisons dorées est un gage de bonheur simple et vrai. L’endormissement à l’ombre de la grosse fortune favorise le flétrissement.
16 août 2021
Si tu veux être parfait, ne te laisse pas dominer par un goût exagéré de l’argent et du pouvoir ! Ces deux passions peuvent aussi bien ravager l’intelligence que le cœur et devenir obsessionnelles au point d’effacer totalement un véritable amour de Dieu et des autres. Si on n’y veille pas avec une attention minutieuse de chaque instant et si, avec courage, on ne fait pas un choix clair et durable, on devient comme l’esclave de deux maîtres intérieurs et absolus : de vrais despotes.
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