6 juillet 2012
Miséricorde : mettre son cœur et sa pratique au « juste » et « bon » de sa relation avec autrui. Ni trop ! Ni pas assez ! Une bonté en pente douce qui rend possible une réciprocité. Une justice qui a pour mesure la durée de l’amour fidèle qui va jusqu’au bout. C’est sans doute cela, se lever pour suivre le Christ Miséricordieux.
21 septembre 2012
Jésus s’attable avec les publicains et les pécheurs. Il se nourrit du même « ordinaire » qu’eux, diraient les militaires. Ils sont convives. Pour être chrétiens il faut aussi partager la même nourriture que les païens et les pécheurs. Et puis il y a la foi qui transforme tout…
5 juillet 2013
Matthieu se leva, quitta son bureau, suivit Jésus. Un vrai miracle. La foi en la Parole de Jésus bouleverse un collecteur d’impôts. Un jévénement important. Un quasi traître se convertit. Un signe éclatant. Une démarche qui devrait interroger tous les témoins de la scène. Eh bien non ! Les pharisiens, les vrais religieux de la loi, « chipotent », trouvent des arguments casuistiques pour chicaner auprès des disciples. Heureusement, Jésus entend et remet les choses à leur vraie place.
21 septembre 2013
Jésus remarque un homme qui exerce un métier pas très prisé de la population juive, parce que, fonctionnaire subalterne, il prélève les impôts pour l’occupant païen. Il l’appelle à le suivre. « Matthieu se leva et le suivit ». Jésus et ses disciples partagent le repas avec les publicains et les pécheurs qui avaient pris place à table sans être spécialement invités. Ils étaient sans doute venus parce qu’ils connaissaient leur collègue de travail. Ainsi la « mission » s’accomplit au ras du sol.
4 juillet 2014
Vraisemblablement, les habitants de Capharnaüm n’avaient pas beaucoup d’affection pour Matthieu. Même s’ils n’avaient rien de personnel à lui reprocher, ils le supportaient parce qu’ils ne pouvaient pas faire autrement. Tous, plus ou moins, devaient se défier des collecteurs d’impôts assis derrière leur bureau. C’est justement celui que Jésus remarque et invite à le suivre. Audace du choix de Jésus. Audace confiante de Matthieu qui brise sa carrière de fonctionnaire. Tout cela nous interroge.
11 septembre 2015
Je ne sais pas si le Matthieu évangéliste est le même que le Matthieu publicain qui se lève, quitte son métier de percepteur et se met à la suite risquée de Jésus. Mais je crois que suivre Jésus, c’est tenir ‘table ouverte’ à tout le monde, accueillir chez soi les uns et les autres, et aussi vivre le plus à fond possible la miséricorde qui est simplicité même et sans jugement préconçu. « Viens, chez moi ; tu rencontreras beaucoup d’autres convives ! ».
1er juillet 2016
L’avenir de la béatitude est aux lucides, c’est-à-dire à ceux et celles qui accueillent en eux une douce lumière éveillante et bien bienveillante. Ils sont conduits à la vérité sur eux-mêmes et à l’humilité de l’imperfection. Ils entendent Christ leur dire : « Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs ». La miséricorde est l’onction du baptême qui est une source qui ne tarit jamais. Joie.
21 septembre 2016
Jésus voit en passant. Il est attentif et nul n’est étranger à son regard. Il ouvre les yeux sur le monde et les personnes. Il est « passionné » de rencontre et de relation. Il s’arrête et s’adresse à un « publicain ». Il ne lui demande pas de se convertir, puis de le suivre. Il l’appelle et lui dit : « Suis-moi ! ». Le « collecteur d’impôt » se lève et le suit. C‘est en marchant avec Jésus qu’il apprendra à le connaître et à vivre de l’élan mystérieux du « Fils de Dieu ». Au fil des jours, Matthieu mettra en œuvre la large convivialité.
7 juillet 2017
Qui que nous soyons, quel que soit notre état de vie, pécheur ou pas, il suffit d’inviter Jésus pour qu’il vienne et soit convive de tous ceux et celles qui, comme lui, sont conviés au repas. Christ a plaisir à rencontrer ceux qu’il ne connaît pas. Il vient justement pour faire connaissance avec tout le monde. A la table du partage, tous se nourrissent ensemble et la Parole circule librement. ‘On’ s’est vu, ‘on’ s’est plu, ‘on’ échange les adresses, ‘on’ se reverra pour faire plus ample connaissance. C’est simple, comme ça marche le monde. Ainsi se battit la fraternité.
21 septembre 2017
Certes, nous sommes tous indigents et malades et nous avons tous besoin d’être guéris de nos misères spirituelles et du racornissement de notre foi peu ou prou sclérosée. Le dialogue fraternel avec les membres des religions non chrétiennes et avec tous les humains réticents à la bonté de Dieu est une douce nécessité. Ils nous réveilleront et contribueront à nous fortifier pour résister à nos assoupissements. Oui, le Christ est venu rencontrer les « boiteux de la foi » que nous sommes, pour leur demander d’être avec lui les médecins de l’humanité. Les « parfaits » et les « bien pensants » sont soit dans l’illusion, soit dans les maisons de retraite. C’est pourtant toujours pour eux, le moment d’écouter publicains et pécheurs, de les inviter et de partager avec eux leurs repas. Nous avons tant à nous dire les uns aux autres autour de la table.
6 juillet 2018
« Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs ». Ceux qui se croient justes portent souvent des habits trop étroits dans lesquels ils sont boudinés et comme paralysés. Ils n’ont pas le cœur au large et les oreilles attentives pour entendre le Christ qui « en passant » leur dit : « Tu as mieux à faire. Viens, suis-moi ! ». Tout cela commence par un banquet où sont conviés « tous les amis », puis viennent ensuite les dépassements de la marche collective où chacun se règle sur l’allure commune où il n’y a pas d’essoufflement mais beaucoup de vaillance et de bienveillance.
21 septembre 2018
« Jésus vit, en passant ». Je note que, dans les Evangiles, l’expression « en passant » revient assez souvent. Est-ce pour souligner que le mot passer fait allusion à la Pâques du Seigneur, ou qu’il veut simplement mettre en valeur la discrétion de Jésus qui ne s’impose à personne mais remarque chacun pour l’aimer. Là, Jésus distingue l’homme Matthieu ; il le voit dans son métier de collecteur d’impôts. C’est une profession sans doute pas très appréciée à cette époque d’occupation romaine. Mais qu’importe du quand-dira-t-on ! Jésus est venu pour tous, il est présent pour tous. Il aime chacun. Il appelle le percepteur à le suivre. Matthieu se lève, relativise sa profession, et invite pécheurs et publicains à prendre un repas avec Jésus. C’est une fête d’être appelé.
21 septembre 2019
A son bureau, Matthieu travaillait principalement pour les occupants romains, Jésus passe, il l’appelle, Matthieu se lève et le suit. Ensuite, il y un repas chez Matthieu. Viennent Jésus, les apôtres et des publicains. Ce monde mêlé fait la fête. Ce monde composé de « bons » et de « mauvais » se réjouit de la ‘vocation’ de Matthieu. Il quitte son métier et invite sans doute ses anciens collègues des ‘impôts’ à célébrer son départ : il va du côté de la miséricorde et non du sacrifice.
21 septembre 2020
Le choix des apôtres déconcerte. Pourquoi celui-ci, pourquoi celui là ? Il semble que Jésus entre sans apprêt dans la vie d’un homme. Peu ou pas de dialogue. « Comme en passant », Jésus appelle. Le ‘choisi’ bouleverse sa vie, et part comme s’il n’attendait que cette parole « pour suivre le Chemin ». La formation viendra après. Tout se passe comme si « la confiance » et « l’envoi » pour préparer le Passage du Christ suffisaient. Est-ce une leçon que Jésus donne aujourd’hui à chaque baptisé ? Avons nous le regard du Christ sur ceux et celles qui nous entourent ?
2 juillet 2021
« Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs ». Dans mon enfance, chez mes parents profondément chrétiens et larges d’esprit, il y avait des personnes que l’on ne recevait pas à table. Ils étaient ‘infréquentables’ parce que classés déviants et pécheurs publics. Par contre, si un prêtre venait déjeuner, il occupait la place de ma mère qui rétrogradait d’un cran. Cette pratique anti-évangélique ne choquait personne. Elle a heureusement changé, non à cause d’une conversion, mais de la guerre et de la Libération. Pourtant, chez nous, on lisait l’Evangile et on priait ensemble. Terrible époque où les lois mondaines primaient. Seigneur, prends pitié !
21 septembre 2021
Chez Matthieu, sont réunis pour le repas quelques percepteurs d’impôts, beaucoup de pécheurs, Jésus et aussi ses disciples. Curieuse assemblée disparate pour fêter le départ de Matthieu renonçant à sa profession pour suivre Jésus qui, en passant, lui avait dit simplement : « Viens, suis-moi ! ». Sans plus de mots, il l’invitait à quitter sa sécurité professionnelle pour l’associer à l’insécurité d’une « mission d’envoyé » selon l’élan trinitaire. Ce repas me fait penser au ‘Repas du Seigneur’ que les chrétiens-confessants célèbrent ensemble. Différents, ils communient, se réjouissent, célèbrent la grande fête de ceux et de celles qui ouvrent leur cœur à l’appel permanent de Jésus et le suivent dans sa mission et son offrande.
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