16 juillet 2017
La parabole est un genre littéraire qui a marqué une époque précise de l’Histoire, mais c’est aussi pour tous les temps une manière paradoxale de dire l’ineffable en laissant à autrui le soin d’interpréter et de comprendre ce qu’il peut saisir aujourd’hui. Il reçoit d’autrui et il se donne à lui-même la nourriture spirituelle qu’il peut digérer aujourd’hui et qui aiguisera son appétit pour demain. La parabole donne la parole aux pauvres. Pas besoin d’avoir eu la chance de suivre des cours savants pour comprendre, chacun à sa manière, la parabole du semeur ou de l’ivraie et du bon grain. La parabole demande une relecture du récit de la vie simple et ordinaire pour le lire et le comprendre avec un cœur assoiffé de Vérité.
12 juillet 2020
Jésus parle souvent en employant le genre littéraire de la ‘parabole’, courant à cette époque. C’est sans doute parce que l’historiette est facile à retenir, mais aussi, et peut-être surtout, parce qu’elle a besoin d’être librement interprétée, non seulement par la recherche de chacun et de chacune, mais par un groupe avide d’aller au fond des choses et d’en vivre le message. Tous ne le feront qu’à partir de la culture de leur temps, de leur lieu culturel, de leur ouverture personnelle et du souffle de l’Esprit. Liberté suprême : chacun ne comprendra que ce qu’il peut et désire retenir pour vivre de sa foi. Pour donner l’exemple, Jésus explique le Semeur à ceux qui l’écoutent. Maintenant, dans la foi au Ressuscité, chacun prendra à son tour la parole, lors du ‘partage évangélique’ communautaire.
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