5 juin 2012
Jésus déjoue les pièges par la simplicité. C’est à partir des choses du monde qu’il suggère l’éternité. Tout dans la vie courante du croyant a une double face. Le fidèle ne les confond pas et s’active pour les faire réussir l’une et l’autre. Il donne à chacune leur véritable importance.
4 juin 2013
Hérodiens et Pharisiens sont envoyés auprès de Jésus pour le « prendre au piège ». Quel est donc ce stratagème pour tuer la doctrine d’amour du Christ ? Eh bien, c’est sans doute de confondre la vie selon l’Esprit-Saint reçue au baptême avec la laïcité. C’est affirmer, par exemple, qu’il y a des valeurs chrétiennes. C’est sacraliser une politique, une civilisation. Le baptisé, rené de l’Esprit, éclairé par la Lumière du Christ, peut vivre intensément sa foi au sein de tout humanisme qui respecte l’homme. Il combat avec tous pour promouvoir la dignité des hommes et des femmes de tous les temps et de tous les lieux. Les baptisés, comme le Christ, sont solidaires du monde pour l’offrir au Père et rendre grâce de sa bonté. Ils sont des grains d’Eternité qui poussent dans la laïcité. Ils témoignent, ils sont et ils parlent. Ni ils ne recrutent, ni ils n’endoctrinent.
2 juin 2015
Pour dresser des pièges, rien de tel que l’argent, le pouvoir, la politique. Des pharisiens, des gens pieux et des « partisans » d’Hérode se mettent d’accord pour fourvoyer Jésus en le faisant parler. Le Christ répond clairement et dresse la base de ce qui deviendra un jour la laïcité, c’est-à-dire la non-confusion entre la foi personnelle et communautaire, d’une part, et la politique, d’autre part. Que de temps pour échapper au triste amalgame de la religion et du pouvoir.
6 juin 2017
Rien de pire que le messager cauteleux et pervers qui veut mettre en contradiction quelqu’un que les puissants ont choisi pour cible. Jésus échappe au piège. Il a bien discerné la manœuvre de ceux qui veulent détruire son message d’amour en l’entortillant dans les conflits politiques de cette époque. Il place la discussion sur le terrain de la laïcité. « Montrez moi une pièce d’argent ! A quelle effigie a-t-elle été frappée ? » A celle de César ! Alors ne mélangez pas tout ! En substance, Jésus déclare : « Servez Dieu tout en étant des citoyens dans une colonie romaine. Soyez libres et mettez chaque chose à sa vraie place ! La vie spirituelle que je propose ne se confond pas avec les analyses politiques, même si l’une et les autres habitent ensemble dans le même cœur, la même conscience. Apprenez à faire la différence ! ». C’est étonnant mais lumineux.
5 juin 2018
« Faites moi voir une pièce d’argent ». La réalité provoque à la réflexion. Considérer ceci ou cela, relire le banal quotidien, peut dessiller les yeux et leur permettre de voir ce que l’habitude a obscurci. L’aspect d’une pièce d’argent ordinaire donne à Jésus l’occasion d’enseigner clairement ceux qui se retranchent dans l’hypocrisie. Une pièce de monnaie courante suffit à Jésus pour parler des relations de Dieu et de César. « Rendez à César ce qui est à César et rendez à Dieu ce qui est à Dieu ! » Dans la vie des citoyens, toute chose appartient et à la laïcité et à Dieu. Il convient que chacun et chacune admettent, sans pourtant les confondre, que les affaires du monde sont à la fois du domaine de la laïcité et de la foi.
2 juin 2020
Les pharisiens hypocrites et les ‘sbires’ d’Hérode tendent un piège à Jésus. Ils veulent le faire parler politique sur l’impôt à César dont les troupes occupent Jérusalem et toute la contrée. Cauteleux, mine de rien, ils interrogent Jésus et veulent le mettre en difficulté. Ce n’est pas la Vérité qu’ils cherchent, mais le trébuchement de Jésus sur un sujet délicat : le rapport entre religion et politique. « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ! » répond Jésus. Il pose ainsi la première pierre du débat sur la ‘Laïcité’. Les chrétiens au cours des siècles ont eu beaucoup de peine à développer et mettre en application cet enseignement primordial du Christ. Ici ou là, certaines confusions demeurent.
1er juin 2021
Le propriétaire d’un terrain planta une vigne. Il ne regarda pas à la dépense. Il fit bâtir une clôture, creuser un pressoir, édifier une tour de garde, puis il loua cette vigne à des spécialistes. Il partit en voyage. Il avait confiance. Son bien était entre bonnes mains. Il restait propriétaire. Il toucherait le loyer. Le moment venu, il envoya son régisseur qui revint les mains vides. Tour à tour, avec patience, il envoya d’autres serviteurs ; ils se firent rosser et tuer. Il envoya son fils ; il subit le même sort. Je ne sais ce que comprirent les disciples. Mais je suppose que les chefs du peuple grincèrent des dents. Et nous, avons-nous bien saisi que nous ne sommes que locataires de la création et que nous aurons des comptes à rendre sur notre gestion du monde, des mondes t de l’univers ?
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