4 juin 2012
La sauvegarde de Jésus, c’est le peuple. Les chefs des Juifs l’avaient bien compris. Pour anéantir le Christ et le mettre en croix, il fallait abuser le peuple, le mettre sous influence, le domestiquer. La Résurrection a rendu la force de la joie au peuple des baptisés.
3 juin 2013
Dieu plante la Vigne, donne les moyens aux Vignerons de travailler dans de bonnes conditions, puis il leur fait confiance. A eux d’inventer pour produire le meilleur vin. Stupéfaction ! Les fermiers de la Vigne se mettent à leur compte. Ils exploitent pour s’enrichir eux-mêmes. Ils s’organisent entre eux et défendent à tout prix leurs propres intérêts. Ils profitent des biens de Dieu pour se goberger au lieu de rapporter à Dieu-Provident les biens destinés à tous. En volant Dieu, les vignerons détournent un « bien social ». Ils profitent pour eux-seuls de la richesse divine et de sa bonté généreuse. On trouve parfois des baptisés qui confisquent l’Eglise pour leur promotion spirituelle personnelle.
1 juin 2015
Eh non ! Ils n’ont pas respecté le Fils bien-aimé. Les vignerons gérants de la Vigne du Père se sont pris pour les propriétaires et ont considéré Jésus, l’Envoyé, comme un intrus. Il dérangeait leur plan d’appropriation du Peuple. D’une manière ou d’une autre, il fallait se débarrasser de celui qui rappelait la vérité. Les chefs du Peuple frémirent et ne se convertirent pas. Ils ne changèrent rien. Ils avaient trop peur de perdre leur pouvoir.
30 mai 2016
Jésus parle en parabole pour que tous les auditeurs de tous les temps comprennent l’histoire racontée et en tirent autant qu’ils peuvent un enseignement spirituel qui ouvre à l’aventure de la foi. Ici, Christ parle d’un homme qui avait bien préparé une vigne pour qu’elle produise de beaux fruits et un bon vin pour tout le monde. Hélas ! Les vignerons ont mésusé de la confiance du propriétaire qui avait donné son bien en location. Ils ont tout gardé pour eux et n’ont pas voulu partager. Terrible histoire des baptisés qui restent entre eux.
5 juin 2017
Jésus parle en parabole parce ce genre littéraire est courant à cette époque ; mais aussi pour que chacun cherche, trouve en lui-même et exprime la signification du propos raconté. Il se peut encore que ceux et celles qui ont entendu l’histoire se rassemblent pour discuter entre eux de ce qu’ils ont entendu ensemble et retenu chacun. Jaillit alors de la mise en commun une sorte de lumière collective. Un sens se dégage. Une clarté apparaît. Peut-être un don de l’Esprit prend corps. Pour éviter les errements, il suffit de confronter les interprétations avec les Ecritures et la Sagesse Spirituelle des Anciens. Cette précaution est capitale. Chaque groupe cherche à comprendre le message pour aujourd’hui, afin de pouvoir l’accueillir et l’enraciner dans sa pratique comme une invitation de l’Esprit. Je crois que les récits actuels que chacun ou chacune prend le temps de construire, la peine de rédiger, la fraternité d’offrir, sont autant de paraboles pour entendre aujourd’hui dans la foi l’humble invitation à la conversion.
4 juin 2018
« Un homme planta une vigne ». Il ne lésina pas pour qu’elle soit belle et fructueuse, puis il ne s’en occupa plus directement. Il la confia à des vignerons compétents et il partit en voyage. Les vignerons se prirent pour le propriétaire. Ils se mirent à leur compte et d’une certaine manière se cantonnèrent à leur affaire. Plus question de loyer et de donner au propriétaire ce qu’il lui devait. Le « maître » prit patience. Il envoya trois serviteurs pour réclamer son dû. Ils furent molestés ou tués. Il envoya son fils…mais le fils fut tué lui aussi. Les vignerons trompaient la confiance du propriétaire, ils refusaient de n’être que serviteurs et de faire valoir le bien dont ils n’avaient pas la nue-propriété. Ils confisquaient pour eux ce qui n’était pas à eux. Les chefs des prêtres avaient bien compris le fond du message, et nous aussi : nous avons à reconnaître que nous ne sommes que les gérants de la terre pour partager avec tous ceux et celles qui sont tous ensemble les « héritiers ». C’est là le loyer.
1er juin 2020
Tout avait été fait avec intelligence : la vigne était belle. Elle allait fructifier. Les vignerons devaient veiller sur elle, et la préparer à donner un vin excellent. Le propriétaire avait signé une sorte d’alliance avec eux. Il enverrait un serviteur pour recueillir ce qui était convenu. Mais les vignerons devinrent âpres au gain ; non seulement ils refusèrent d’honorer ce qu’ils devaient, mais ils maltraitèrent les intendants et en tuèrent deux ou trois. Le « propriétaire » envoya son « Fils ». Il faisait confiance malgré tout. Mais ils tuèrent aussi le Fils, croyant capter l’héritage à leur seul profit. Cette parabole, méditée aujourd’hui, s’adresse aux baptisés qui sont les vignerons de maintenant. « Que faisons-nous de la confiance dont Dieu nous a honorés » ?
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Marc 12, 13-17