14 janvier 2012
Jésus, en passant, aperçut Lévi. Il ne semble pas le bien connaître. Il l’interpelle pourtant. Oser un refus à une proposition claire. Solliciter pour que l’autre se détermine librement. « Suis-moi. On fera route en commun ».
19 janvier 2013
Jésus sort et rencontre ceux et celles qui, nombreux, venaient vers lui. Il les instruit. Il partage avec eux son « savoir », mais il n’en reste pas là, il remarque, il appelle, il invite à le suivre, il « mange » avec tous. Il est là pour tous. Il écoute les critiques, il répond et s’explique sur le fond de sa mission. Message étonnant. Propos nouveau qui rompt avec tout ce qui enferme.
18 janvier 2014
Dans le jargon des policiers, « se mettre à table », c’est révéler ce qui est caché. Chez Lévi, par profession collecteur d’impôts, Jésus « se met à table » avec des ‘gens’ qui n’ont pas bonne réputation ; dans une certaine laïcité, en effet, ces « fonctionnaires » travaillent pour les Romains et semblent très éloignés des desservants du Temple. Que Jésus entre en dialogue de vérité avec des pécheurs peu recommandables effraie ceux qui ont la garde de la religion. Jésus transgresse. Il innove. C’est dangereux. Dès le premier siècle, la foi chrétienne suit cette audace du Christ. Pour oser cet échange périlleux, il faut être tout à fait greffé en Dieu.
17 janvier 2015
Que Jésus mange chez Lévi, collecteur d’impôt, c’est-à-dire un publicain, c’était déjà incompréhensible pour ces « messieurs » du Temple. Mais, qu’en plus, il partage le repas avec des pécheurs qui s’étaient mis à le suivre, c’est vraiment trop pour les pharisiens. Jésus dit simplement : « Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs ». L’audace des baptisés de 2015 s’inspire-t-elle de celle de Jésus ?
16 janvier 2016
Si les « justes » (ou ceux qui se prétendent tels) restent entre eux et qu’ils n’invitent pas largement à leur table les pécheurs et ceux et celles qui ont mauvaise réputation, comment ceux-ci ou celles là feront connaissance avec Jésus ? Ils resteront « classés » parmi les indésirables ou les infréquentables et ne connaitront pas la joie des commensaux du Christ. Le peuple et Jésus partagent ensemble les nourritures terrestres et autour de la table circulent la Parole de Bonté.
14 janvier 2017
Jésus transgresse en mangeant avec tous. Il agit comme tous les humains sont appelés à le faire pour vivre de l’honnête fraternité. Au banquet de l’humanité, tous sont convives. Qui peut juger de la dignité intérieure des invités ? De quel droit le ferait-il ? Qui peut exclure du repas quelqu’un qui a été remarqué et appelé par Jésus ? Or, en Christ, pas de discrimination ! Au grand repas de la réalité humaine, tous les hommes et femmes ont une place adaptée à leur unicité. Chaque regroupement construit une fraternité d’uniques et sans doute d’imparfaits. À l’entrée de la salle de la convivialité terrestre, nul n’a le droit de trier et de ne pas laisser entrer. Il semble que laïcité bien comprise et amour universel sont au moins cousins germains.
13 janvier 2018
« Il mange avec les publicains et les pécheurs ». Jésus explique clairement le but sa mission. Il est d’abord venu pour les publicains et les pécheurs. A table, il partage la nourriture journalière avec ceux qui ont mauvaise presse ou ceux que les autorités religieuses classent dans la catégorie des « infréquentables ». Dans son Incarnation, le Fils de Dieu se reconnaît à ce qu’il met en œuvre sur terre le mystère trinitaire de « relation et d’altérité ». Nul n’est exclu ! Tous ceux qui le désirent en vérité peuvent partager avec lui le repas. Dans la convivialité, ils trouveront auprès de lui la force de traverser les déserts et de suivre le chemin qui conduit jusqu’à la Terre Promise.
18 janvier 2020
« Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Les scribes du groupe des pharisiens disent juste. Mais ils commettent une seule et terrible erreur : ils ne comprennent rien à l’Heureuse Nouvelle que l’Incarnation apporte aux humains. En Jésus, Dieu dit sa tendresse pour tous. Personne n’est exclu. Tous sont dignes de partager un repas avec le Christ. La joie et le plaisir abondent. Au ‘Repas Fraternel’, nul n’est guindé. Tout le monde parle autour de la table. Chacun apporte à l’autre sa part de vérité. Là, on peut se nourrir non seulement des plats, mais aussi de la simple parole d’autrui. C’est fortifiant.
16 janvier 2021
Jésus ne demande pas à ses disciples de changer d’amis. Les amis de ses disciples deviennent ses amis. Il les aime parce que ses disciples les aiment. Il mange avec eux et se réjouit avec eux. Ils sont tous du même monde. Suivre Jésus n’est pas une vie d’esclave guidée par des « prescriptions » et encore moins par des interdits religieux. Suivre Jésus n’arrache pas aux amitiés : elle les fonde.
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