Marc 9, 14-29

20 mai 2013

Dans ce récit évangélique, la foi est frustre. Elle touche presque à la magie. Jésus est excédé. Jusqu’à quand on va l’utiliser pour autre chose que sa vraie mission ? L’enfant souffre, il est en danger. En plein désarroi, le père ne sait plus quoi faire. Jésus dépasse son agacement. Il prend en considération la souffrance du peuple dont il est solidaire. Il lutte aussi contre le malin qui fait du mal. Il est venu pour libérer et remettre debout. Même si les attitudes sont imparfaites, il ouvre un chemin de libération pour tous.

24 février 2014

L’esprit mauvais détruit en eux et entre eux la souplesse des être humains. Il imprime dans les consciences et dans les corps une telle raideur que, même lorsqu’il est chassé de quelqu’un, cette personne garde comme la rigidité du cadavre. Pour renouer avec l’aisance de la foi et la douceur de la bonté, il faut prendre la main que Jésus tend, se relever et se tenir debout. Si, par la prière constante, on le demande à Jésus, on entre alors, avec lui et par lui dans la patiente souplesse et la liberté innovante de la Vie.

16 mai 2016

Si les gestes et les paroles sensés libérer les humains du mal intérieur qui les ronge ne sont pas habités par une sorte de foi vive, ils sont inefficaces et conduisent à la déception. Les rites dérapent sur l’incroyance mais « tout est possible à celui qui croit ». Nos maladies, nos douleurs, nos chagrins, nos troubles psychologiques, ne sont pas guéris par la foi, mais par le soin des autres et la véritable compassion qui rendent proches et solidaires. Ils soulagent et permettent d’entrer dans un chemin de guérison par l’énergie spirituelle qu’ils suscitent. Le soin réclame une relation attentive de proximité intérieure.

20 février 2017

Avec ses trois disciples, Jésus redescend du sommet de la Transfiguration. Le silence les unit dans le secret de ce qu’ils ont vu et entendu. Ils arrivent dans une foule agitée par des discussions plus ou moins savantes avec des scribes. Il s’agit de savoir si les disciples sont assez forts pour chasser les démons qui condamnent au mutisme. Quel décalage avec ce qui vient de se passer sur la montagne ! On revient à la désolation d’un père qui soupçonne les disciples d’être des « incapables ». Jésus soupire. Tout se passe comme si le manque de foi de tous l’affligeait. Il guérit l’enfant terrassé, le relève. Libéré, l’enfant se tient debout. Plus tard, à la maison, Jésus explique aux disciples décontenancés qu’il y a un lien de cause à effet entre ‘libération de la parole’ et prière.

21 mai 2018

« Amenez-le-moi ! » En redescendant de la montagne de la Transfiguration, les « quatre » tombent dans une foule agitée et en pleine discussion. Dans cet attroupement, scribes, disciples et « gens » anonymes se côtoient. Quelqu’un prend la parole, à savoir le père d’un enfant tourmenté par un esprit qui le rend, muet, sourd et qui de plus le malmène. Ce père dit à Jésus : « Tes disciples sont des « incapables », ils n’ont pas pu guérir mon enfant ». Jésus dit : « Amenez-le moi ! ». Il le guérit, lui saisit la main et, alors qu’il est terrassé comme un mort, il le remet ‘debout’. Les disciples demandent à Jésus : « Pourquoi n’est-on pas arrivé à faire ce que tu as fait ? ». « Parce que vous n’avez pas prié » répondit Jésus. La foi des ‘priants’ fait parler les muets, entendre les sourds et les remet debout alors qu’ils semblent morts.

24 février 2020

« Viens, si tu peux, par compassion, fais quelque chose pour notre enfant et pour nous ». Jésus répondit que c’est la foi qui peut tout. Le père s’écria : « Je crois mais viens au secours de mon manque de foi ! » Cette demande à Jésus est aussi la nôtre. La foi n’est pas seulement un vague sentiment, mais c’est une attitude de tout l’être, voire d’un élan, qui permet d’entrer en relation constante avec Jésus, la bonté de Dieu pour les humains. Notre foi a sans cesse besoin d’être vécue et fortifiée.