Marc 9, 30-37

21 février 2012

Parmi les Douze, il y a sans doute des rivalités et des jalousies. Ils discutent entre eux pour savoir qui, dans leur groupe, est le plus grand. Jésus les interroge sur leurs discussions. Ils sont gênés, ils se taisent. Jésus est clair : » Celui qui est l’humble serviteur de tous ».

23 septembre 2012

Jésus intéresse à ce que pensent et discutent entre eux les disciples qui marchent avec lui. Les propos qu’ils tiennent sont révélateurs. Ils se répartissent les places. Dans la foi, pourtant, pas d’autre promotion que celle de serviteur. Le vrai serviteur n’est pas un esclave, mais un « obéissant » qui puise en lui, croyant et offert, son « savoir-faire » pour la promotion de tous. Lui passe dernier !

21 mai 2013

Jésus est en danger. Sa mission lui apparaît clairement. Malgré la gravité, il peut en parler. Sa vie est offerte. Dans l’Espérance il ira jusqu’au bout et traversera la mort. Ce sera la nouvelle Pâque. Pendant ce temps, les disciples se chamaillent pour savoir qui sera le plus grand. Qui aura le pouvoir et qui se planquera ? Ils ont honte devant Jésus qui les interroge. Ils feraient mieux d’avouer leur faiblesse et de se convertir pour devenir des serviteurs à la manière de Jésus.

25 février 2014

La peur rend muet et replie sur soi. La honte tarit la parole. Peut-être que l’entourage de Jésus, y compris ses disciples, avait peur qu’il ait raison. Que le Messie doive souffrir et ressusciter les effrayait. Jésus, devant leur effroi, sachant que tous n’étaient pas prêts à entrer dans la Nouvelle Alliance audacieuse, personnelle, préfère que la réalité les forme quand il sera temps plutôt que de discuter à l’avance. Pour se faire comprendre, il fait un geste : il embrasse un enfant, c’est-à-dire l’avenir fragile et plein de promesse !

20 septembre 2015

En embrassant un enfant qu’il place au milieu de ses disciples rassemblés, Jésus veut sans doute montrer que ceux et celles qui veulent vivre comme des serviteurs à la manière de l’Evangile sont des ‘petits’ qui sont toujours disponibles pour devenir ‘grands’. Ils apprennent sans cesse à prendre leur vraie place, leur taille d’adulte, dans une société solidaire et communautaire. Ils n’ont jamais fini d’apprendre à être serviteur jusqu’au point culminant de leur mort-résurrection.

17 octobre 2015

Les disciples, sans doute plus ou moins jaloux les uns des autres, discutent pour déterminer qui d’entre eux était le plus grand. Jésus les interroge et leur demande quel était l’objet de leur discussion. Honteux, ils se taisent et n’osent pas répondre. Dans sa douceur, Jésus ne les contraint pas d’avouer la teneur peu glorieuse de leur bavardage. Il sait que la honte est une des pires maladies de la vie spirituelle. Il ne rabroue pas les disciples mais, avec délicatesse, il leur donne en exemple la simplicité d’un enfant.

21 février 2017

Les disciples qui marchent avec Jésus ont peur de l’interroger. Ont-ils peur de savoir en clair ce qu’ils pressentent et qu’ils redoutent ? Ils préfèrent rester dans leurs querelles de bas étage. Dans leurs discussions entre eux, ils parlent le même jargon de l’organisation et de leur éventuelle promotion. Sans le savoir, ni peut-être le vouloir, ils refusent de se hisser au niveau où Jésus désire les conduire. Un exemple concret va permettre au Christ d’élever le débat. Prenant un enfant dans ses bras, Jésus fait comprendre à ceux qui l’accompagnent que la grandeur d’un tout-petit naît de sa puissance d’accueil et de confiance. Il a besoin d’obéir, d’accueillir, de se sentir aimé pour atteindre sa pleine taille d’adulte. Dans l’intimité du Christ se trouve le chemin à suivre pour trouver en Dieu sa plénitude.

22 mai 2018

« Jésus est ‘livré’ aux mains des hommes ». Je m’arrête volontairement au début du verset 31, car je crois qu’il résume tout le mystère de l’Incarnation. En Jésus, Dieu se ‘livre’ aux humains. Le « parfait », « l’Eternel » se « livre » aux mains des « imparfaits », « des « mortels ». Christ devient l’un de nous, il vient à notre rencontre pour devenir solidaire avec nous. Il nous prend avec lui dans son offrande et partage avec nous sa dignité suprême. Par sa présence parmi nous, il nous révèle aussi notre propre dignité. Il se sent à l’aise en son temps et n’a pas honte de nous. En nous aimant, il ne déchoit pas, il accomplit. Le mystère de la Croix, de sa Mort et de sa Résurrection au milieu de nous, nous ‘console’ de notre finitude et de nos possibles turpitudes. Il nous invite à devenir ses intimes et à partager sa ‘gloire’.

23 septembre 2018

« Ses disciples avaient peur d’interroger Jésus ». A mon avis, ils avaient peur de la vérité. Certains sans doute s’étaient mis à sa suite pour faire carrière et profiter d’une bonne aubaine. Leur idée du Messie avait un goût de revanche triomphante. Pour eux, le Messie devait établir une royauté somptueuse avec des ministres puissants. Ils craignaient que Jésus explicite encore mieux ce qu’il leur disait pourtant clairement : le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes, ils le tueront, mais il ressuscitera. Les disciples redoutaient cette perspective si opposée à la leur. Non seulement ils ne désiraient pas comprendre, mais entre eux ils discutaient de la répartition des postes prestigieux.

25 février 2020

Jésus n’enseignait que ses disciples et ceux-ci avaient peur de l’interroger. Le secret qu’il leur disait sur sa mort et sa résurrection les stupéfiait. Sans doute, Jésus respectait leur cheminement. Il ne se perdait pas en explications pour le moment inappropriées. Il laissait simplement entrevoir la conclusion de son parcours sur terre. Par amour pour eux, il ne les écrasait pas par des révélations qui ouvraient pourtant à l’essentiel de sa mission. Sa manière de faire était respect et délicatesse qui inspire la nôtre : avec autrui, ne pas brûler les étapes.

19 septembre 2021

Vraisemblablement sans illusion, Jésus, arrivé à la maison, interroge les apôtres et leur demande : « Entre vous, de quoi parliez-vous tandis que nous faisions route commune ? ». Les apôtres se taisent. Ils sont gênés, voire honteux. Leurs propos, un tantinet acerbes, portaient sur un sujet fréquent dans un groupe : « Qui est le plus grand parmi nous ? », autre manière de dire : « Qui est le patron ? ». Jésus répond par un geste. Il embrasse un enfant et dit : « Soyez simples, modestes et obéissants comme lui : laissez vous accueillir par ma tendresse. C’est ce qui est important et qui fait autorité ».