Marc 3, 22-30

23 janvier 2012

Les scribes redoutent Jésus et les libérations du Malin qu’il opère. Plus ils ont peur de perdre leur pouvoir de savants, plus ils affirment sans aucune preuve. Pour eux, l’important c’est de détruire Jésus et non pas l’ouverture du peuple à la liberté. Ils sont aveuglés et ne désirent pas voir.

28 janvier 2013

L’Esprit Saint, le souffle fécond de Dieu, fait vivre en nous le Ressuscité. Si, par malheur, quelqu’un rejette librement, volontairement, totalement, l’Esprit et lui barricade sa porte, il ne pourra plus se convertir. Il a choisi de se vider du Souffle de Dieu ou de tout ce qui peut lui ressembler. Il veut rompre même avec le pardon : vision effroyable et inhumaine, il se dessèche.

28 janvier 2013

L’Unité en Christ ne consiste pas à vivre « alignés », à marcher au pas, à avoir les mêmes pratiques, mais à vivre de communion dans le même Esprit qui est le père des pauvres et l’inspirateur des prophètes. S’ouvrir ensemble à l’Incarnation amoureuse de Jésus et à vivre en pratique son offrande et son pardon, c’est ce qui tisse chaque jour la communion et contribue à la paix entre les humains.

27 janvier 2014

Celui qui volontairement nie l’Esprit Saint ne peut ni changer de vie, ni se convertir. Il est pétrifié. Il devient dur comme de la pierre. Il est figé en lui-même. Il est entortillé dans ses habitudes. Il est recouvert de la poussière du temps. L’Esprit Saint est le père des Prophètes, des Humbles et des Pauvres, qui n’ont rien à perdre. Il ouvre à la Vie, soutient la fidélité dans les mutations, remplit de joie les cœurs pardonnés et comble de confiance ceux et celles qui osent inventer selon la nouveauté du Christ.

26 janvier 2015

Nier l’action de l’Esprit Saint dans la conscience humaine revient à refuser de comprendre la Vitalité du Christ Ressuscité et à ne pas vouloir apprendre à lire les Ecritures. En fait, le péché contre l’Esprit enferme les humains dans le terre-à-terre. Is ne peuvent accéder à l’Espérance de la vie éternelle qui commence à la naissance d’un enfant et s’épanouit à sa mort. L’Esprit donne une portée infinie aux humains.

23 janvier 2017

Les savants s’empêtrent souvent dans ce qu’ils pensent être logique…. Péremptoires, ils ont tendance à imposer leur érudition empesée. Les spirituels sont plus adaptés au combat intérieur qui débouche sur une autre sorte de logique qui n’a pas peur de l’affrontement cordial. Les hommes et les femmes qui implorent l’Esprit Saint se placent dans sa dynamique. Ils vivent de souplesse et d’adaptation. En eux, point de rigidité. Habitués à la tendresse et au pardon, ils sont doux avec eux-mêmes et les autres, ce qui ne les empêche pas d’être exigeants en lucidité et vérité. Ils sont de « bonnes relations ».

22 janvier 2018

« Si quelqu’un est ligoté, seulement, alors, Satan pillera sa maison ». Je ne crois pas en la personne de Satan. Ce serait trop simple. Par contre, je me sais « imparfait » comme tous les humains. Ni plus, ni moins ! En moi, des ratés, des trébuchements, des divisions, des langueurs. Elles montent sans doute de mon inconscient et je n’ai pas assez d’amour pour être cohérent avec l’amour que Dieu me porte. L’amour que je lui porte n’est pas assez fort ou certain pour rester paisible et contemplatif dans ma relation avec lui ou avec toutes les autres personnes de mon entourage. Je pense que cela est commun avec tous les hommes et toutes les femmes de tous les temps. L’amour que m’offre le Ressuscité m’arrache à la culpabilité honteuse. Je suis imparfait. Un point, c’est tout !

18 juin 2018

« Les gens de chez lui affirmaient : ‘il a perdu la tête’ ». Jésus était tellement pressé par la foule qui voulait le voir et profiter de sa présence qu’il n’avait plus le temps de manger. C’était sublime mais inquiétant. Ceux et celles qui l’aimaient et désiraient sauvegarder sa santé veulent le ramener à la raison. Conflit entre miséricorde divine au service du peuple et limites de la condition humaine. Christ choisit d’aller jusqu’au bout de sa mission ; son comportement dérange les scribes qui l’accusent de collusion avec Beelzéboul. Ces anecdotes terre-à-terre se terminent par la déclaration de Jésus : « Celui qui fait la volonté de Dieu est pour moi, un frère, une sœur, une mère ». Tout est dit.

27 janvier 2020

Les scribes gardiens de la Loi et de la religion sont décontenancés par Jésus. Ses paroles et ses actions les déconcertent. Pour empêcher le peuple de le suivre, ils le déclarent diabolique, c’est-à-dire ‘diviseur’. Ils n’ont pas compris le rôle de l’Esprit qui est toujours une force de nouveauté, de création, d’adaptation, de rupture et de fidélité. L’amour qu’il suscite « déplace » et convertit. L’Heureuse Nouvelle pour le temps présent, épanouit l’Aujourd’hui de tous les temps.

Institution des Douze

23 janvier 2012