Marc 3, 31-35

24 janvier 2012

Nous sommes de la parenté du Christ, lui même Volonté du Père. En Jésus Ressuscité, nous sommes à jour puisqu’il est ‘Aujourd’hui’. En lui, nous vivons le « présent » de Dieu. Il est aussi notre « présent« . Notre volonté traduit tant bien que mal la sienne. Il nous fait confiance. Son amour pour nous prend le risque de nos insuffisances.

23 juillet 2012

Beaucoup de gens sont dans la maison. Assis autour de Jésus, ils jouissent de sa présence. Sa famille, ses frères, sa mère, sont dehors, vraisemblablement debout. Ils le cherchent. En Christ, tout devient sur-naturel. Ce qui fait l’intimité la plus profonde, ce ne sont pas les liens du sang, mais la communion en Dieu. Il faut sans cesse choisir d’aimer selon le Christ ceux que la vie nous a rendus proches par la naissance ou la renaissance.

29 janvier 2013

Toutes les réalités humaines ont leur grandeur. Toutes les réalités humaines deviennent grandissimes lorsqu’elles sont vécues dans un amour aussi pur que possible. Toutes les réalités humaines deviennent immensité éternelle lorsqu’elles sont simples, libres et offertes avec et dans le Christ vivant au cœur des baptisés. En définitive tout se met à sa juste place lorsque l’on choisit de vivre avec le Ressuscité qui ouvre tout ce qui est fermé.

28 janvier 2014

Dedans et dehors. Dedans : ceux qui ont déjà eu le bonheur de trouver le Christ l’écoutent, se nourrissent de la Parole pour en vivre et la mettre en pratique au jour le jour. Dehors : ceux qui voudraient voir Jésus parce qu’ils sont de sa famille humaine, mais n’ont pas encore eu la joie de d’être près de lui pour l’écouter et l’entendre. Ceux et celles du dehors ne sont pas exclus, ils sont invités, eux aussi à entrer, à saisir la Parole et à faire la volonté de Dieu pourvu que ceux qui sont dedans leur laissent de la place.

23 juillet 2014

A l’intérieur de la maison beaucoup de gens sont assis autour de Jésus. A l’extérieur quelques uns de sa proche parenté désirent le voir et le cherchent. On en avertit Jésus. Pour lui c’est très clair : dedans ou dehors n’est pas un bon critère, ce qui est essentiel pour être de sa famille c’est de vivre en intimité avec lui qui est la volonté de Dieu puisqu’il est son Envoyé. La volonté de Dieu sur terre n’est pas une loi mais une vie humaine qui s’invente en Christ. Paul écrira aux Galates : « Ma vie, c’est Jésus-Christ ».

27 janvier 2015

« Faire » la volonté de Dieu ne consiste pas à faire ceci ou cela en suivant un cahier des charges écrit en majuscule dans les Cieux. Faire la volonté de Dieu, c’est inventer singulièrement sa propre vie dans l’intimité du Ressuscité qui nous inonde de son Esprit. On pourrait dire que Dieu n’a pas d’autre volonté que la nôtre. Il nous fait confiance. Nous traçons alors notre parcours personnel au milieu du monde en le choisissant selon notre époque. L’Esprit du Christ est notre lumière.

23 juillet 2015

La mère et les frères de Jésus le cherchent. La parenté nazaréenne et les liens affectueux les motivent. Ils sont là, ils attendent. On avertit Jésus. Apparemment, il ne se dérange pas tout de suite pour les rencontrer. Il juge sans doute que la relation familiale n’est pas en soi primordiale, elle est seulement importante. Ce qui compte avant tout, c’est la fraternité de ceux et celles qui le cherchent pour s’en nourrir et être avec lui fils et fille de celui qu’il appelle « Notre Père ». Dans l’amour et l’affection, il y a encore une sorte de hiérarchisation.

24 janvier 2017

La vie nous apprend à distinguer les frères et les sœurs que nos parents nous ont donné… Des frères et des sœurs que nous avons choisis nous-mêmes parce que dans la foi nous les avons accueillis comme un don de Dieu : notre Père commun. Généralement, nous n’aimons pas mieux ni plus les uns que les autres. Avec les uns : une éducation commune nous a élevé, avec les autres une intimité en Dieu nous a unis pour qu’ensemble, nous soyons dans le monde des signes de la relation trinitaire.

23 janvier 2018

« Ta mère et tes frères sont là dehors, ils te cherchent ». Jésus demande : « De qui voulez parler ? De celle qui m’a porté en son sein et nourrit de son lait ? De mes cousins, les fils de ma tante ? Des fils de Joseph ? Mais, dans le fond, qu’importe ! Je suis le « frère » de tous les humains et je les aime tous. Mais tous ceux et celles qui le désirent en vérité sont mes intimes et mes plus proches parents. Ils sont tellement liés à moi que ‘le Père’ les gratifie du même amour qu’il me porte ».

28 janvier 2020

Jésus étend au monde entier l’amour qu’il a pour sa mère et ses frères. Sa famille est l’ensemble de l’humanité : les justes et les pécheurs, les bons et les mauvais, les tièdes et les ardents. Pour tous, il est la Parole particulièrement adaptée. Chacun entend ce qu’il veut ou qu’il peut mais, à chacun et à tous, il propose de les aimer comme il aime sa mère ou ses frères. A ceux qui ne veulent rien entendre, il offre sa particulière affection. On ne renie pas un membre de sa famille !

26 janvier 2021

Qu’est-ce donc que la volonté de Dieu ? C’est sans doute une manière de parler qui prête à Dieu des réalités humaines. A mon avis, la « volonté » de Dieu, c’est son être, c’est-à-dire « l’Amour-Source ». Un croyant confessant répond à cette proposition en aimant tous les humains et la création entière. Mais il est évident que la famille de Jésus est plus vaste que les croyants. Son Incarnation, Sa Mort, son Offrande, sa Résurrection, fondent sa famille. Elles accueillent le passé, le présent, l’avenir. Elles n’excluent personne. Tout lui tient à cœur, comme sa mère, comme ses frères.

Institution des Douze

24 janvier 2012