20 janvier 2012
La Parole prend de la hauteur. A ce niveau élevé de liberté, elle appelle, choisit, institue, envoie. Dans le sommet du baptême, cette parole a retenti pour nous, les disciples. Nous avons le même accent qu’elle. Il nous situe parmi les humains.
24 janvier 2014
Jésus « institue » ceux qui l’ont rejoint sur la montagne. Ils ont gravi la pente pour que, s’approchant de lui, ils aient le « même point de vue » que lui. Ils se sont ‘déplacés’ parce qu’ils ont, dans la foi, entendu son appel. Alors Jésus leur donne les clefs de son Royaume. Non pas pour qu’ils soient douaniers, surveillants ou gendarmes, mais pour leur montrer qu’il leur fait totalement confiance. Par leurs propres paroles, par leurs comportements personnels et sociaux (institutions), les disciples auront à signifier au cours du temps qui court et qui change l’expression du langage, la permanence de l’amour de Dieu pour les humains.
23 janvier 2015
Jésus choisit ses apôtres. Il n’appelle ni les princes, ni les savants, ni les « desservants » liés au Temple de Jérusalem, mais des hommes du peuple aux tempéraments différents : deux devaient être de caractère à l’emporte-pièce. Il les institue, c’est dire qu’à eux douze, il leur donne une double charge : partager la même mission qu’il a lui-même reçu de son Père et libérer les humains du mal qui les enferme. Judas faisait partie des Douze.
21 janvier 2016
Jésus a bien compris que, dans la vie humaine, si l’on veut faire œuvre durable, il faut créer une institution. A condition qu’elle se réforme au rythme de la succession des cultures. C’est sans doute la seule manière sur terre de dépasser l’éphémère et de demeurer un signe clair et lisible pour toutes les générations. Jésus choisi donc douze apôtres pour être avec lui, c’est-à-dire vivre de son Esprit et partager ses combats contre le démon diviseur, c’est-à-dire tisser de la communion au jour le jour.
20 janvier 2017
Quand les évangélistes désirent nous faire comprendre que Jésus veut prendre de la ‘hauteur’, ils nous disent qu’il gravit la Montagne. C’est après cette ‘élévation’ que Jésus choisit ses « collaborateurs rapprochés ». Nul effet du hasard, nulle pression sur lui ! Il appelle « ceux qu’il veut ». Si l’histoire dit qu’il a pu se tromper dans le choix, qu’importe, il choisit comme tout humain avec le risque de commettre des erreurs. Eux, ils viennent librement auprès de lui. Aujourd’hui, confiance réciproque. Jésus ‘institue’ les douze car rien ne dure sur terre sans un minimum d’institution. Ils seront ses intimes, ils combattront comme lui et avec lui pour ‘libérer’ tous les humains de ce qui peut les enfermer ou les ratatiner.
19 janvier 2018
« Il faut faire taire le prophète ». Un petit peu, tout à fait tranquillet, c’est bien… beaucoup, haut et fort, c’est trop ! Les « autorités » ont peur. Elles redoutent la pagaille. Il est important de faire taire et d’enfermer ceux qui dérangent. D’autant plus que, s’ils se mettent à dire la vérité, ils deviennent dangereux. On ne sait vraiment plus comment s’en sortir. Nier est impossible puisque c’est vrai. Les méfaits des ‘grands’ dorment tranquilles à l’ombre de leur majesté. Soulever le voile affaiblit le Roi Hérode. Il est de l’intérêt de tous que la vérité soit à l’ombre dans les prisons. Le rôle des vrais prophètes est essentiel à la vie en société. Ils disent le droit et la justice. C’est à leurs risques et périls. Jean le Baptiste en a fait les frais. Jésus sera mis en croix. Aujourd’hui, où sont-ils ?
24 janvier 2020
Jésus connaît bien ceux qu’il appelle à le suivre comme apôtres (les Douze). Il apprécie leur caractère particulier et en surnomme même quelques uns : Simon, il le « décrète » Pierre, tandis que les fils de Zébédée deviennent « fils du tonnerre ». Dans le Royaume de Dieu, chacun ou chacune garde sa personnalité. Tous annonceront l’Heureuse Nouvelle selon leur personnalité. Même foi, même baptême, mais les uns ou les autres garderont la grandeur mais aussi la faiblesse de leur tempérament respectif.
22 janvier 2021
Les trois évangiles synoptiques fournissent la liste des Douze. Tous ont mis en tête Simon-Pierre et en queue Judas l’Iscariote. Le collège apostolique, après le suicide de Judas, a été complété par le tirage au sort de Matthias. A la mort de Jacques, décapité par ordre d’Hérode, les « Douze » restèrent « onze ». Sans doute parce qu’on ne remplace pas un martyr.
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