19 janvier 2012
Prendre de la distance pour ne pas être écrasé par ceux et celles qui, trop malmenés par la souffrance, réclament encore et encore un soulagement. Laisser une brèche pour la contemplation et l’offrande est aussi un service de la multitude qui a besoin de « guérir » pour vivre.
24 janvier 2013
‘Beaucoup de gens’ se déplacent et viennent vers Jésus. La foule veut le toucher et presque l’accaparer pour en bénéficier. Tous se sentent aimés et désirent guérir pour être libres. Peu seront disciples, mais tous désirent ‘profiter’ de Jésus, pour être mieux humains, vivre à plein et tout à fait à l’aise. C’est déjà beaucoup. Mais les « confessants » vont encore plus loin : ils contemplent et sont des « signes » au sein de la multitude.
23 janvier 2014
Les esprit mauvais sont lucides et savent clairement que Jésus est le « Fils de Dieu », mais ils ne le « reconnaissent » pas comme le Fils de Dieu. Ce n’est pas l’intelligence qui leur manque, c’est la foi. La foi n’est pas un « savoir » mais un accueil profond qui bouleverse la vie et la transforme en une relation d’amour entre soi et les autres humains. Les esprits mauvais tourmentent, ravagent, violentent les hommes et les femmes qui sont à leur portée. Au contraire, les Amis de Jésus portent en eux la Bonté, la Clémence, la Douceur, la Patience, la Miséricorde de Dieu. Ils en vivent parce que, par la foi, ils les ont reconnues en Jésus et les ont accueillies pour en faire, à leur mesure, en son nom, une pratique journalière.
22 janvier 2015
Une multitude de gens avaient entendu parler de Jésus et de la force de sa bonté. Ils avaient compris qu’il guérissait les malades et libérait ceux et celles qui étaient enchainés par un esprit mauvais. Qui avait révélé à tous les habitants de la contrée la bienveillance de Celui qui aimait le peuple et le guérissait de ses misères ? Sans doute, ceux et celles qui en avaient déjà bénéficié. Raconter en paroles simples le don qui nous a transformés et mis au large.
21 janvier 2016
Le bouche-à-oreille suscitait de la relation de personne à personne. Dans les montagnes et dans la plaine, on se racontait ce que Jésus faisait et les foules accouraient et certains mêmes se précipitaient sur lui afin de le toucher. Là encore, il y avait de la relation. La culture n’est plus la même. Voir, entendre, guérir, devenir souple, être purifié, restent aujourd’hui une clameur des humains. Il ne s’agit qu’exceptionnellement de miracles physiques, mais c’est toujours et ce sera toujours que les humains puiseront le sens de leur vie dans la qualité et la grandeur de la relation.
19 janvier 2017
Dans tous les coins et recoins de la vaste région, on parle de Jésus. La multitude le tient pour un guérisseur et entend bien profiter de ses talents pour retrouver santé, souplesse et liberté. Il y a de la ‘magie’ dans l’air. On veut toucher Jésus pour guérir. Jésus n’est pas dupe. Il désire mettre de la distance entre lui et la multitude. Certes, il aime les pauvres, mais il redoute que la foule l’utilise au lieu de l’écouter et de prendre elle-même sa destinée en main. Il demande donc à ses disciples de tenir une barque à sa disposition. Assis dans l’embarcation, à portée de voix, il enseigne en plein air et évite les débordements qui aliènent plus qu’ils ne libèrent.
18 janvier 2018
« Jean le Baptiste disait aux foules ». Jean le Baptiste n’avait pas un langage de bois. Il parlait cru, net, précis. Pas de pommade ! Le concret débordait de sa bouche et de son cœur. Tout le monde pouvait comprendre. Tous ceux qui le rejoignaient pour le baptême de conversion ne pouvaient pas se faire d’illusion. La prédication ne prenait pas de détour. Chacun était invité à émonder sa vie tout de suite, ça pressait. Il ne fallait pas attendre. La passion du prophète sonnait le glas de la procrastination. Maintenant plissait les eaux du Jourdain. La conversion suintait la vérité qu’il fallait établir en soi et dans ses rapports avec les autres. Jean était un précurseur au pas de course, mais il n’était pas essoufflé. C’est peut-être ce qui convient.
23 janvier 2020
Beaucoup veulent approcher Jésus, voire le toucher. Ils se précipitent sur lui et risquent même de l’écraser tant ils désirent guérir. Les aveugles voudraient voir, les sourds entendre, les muets parler, les paralysés se lever et marcher… Tous ont besoin d’être aimés dans leurs misères et de trouver du réconfort dans la bonté. Je ne sais pas si les uns ou les autres retrouveront leurs pleines capacités physiques, mais je crois qu’une relation spirituelle avec le Christ peut aussi faire voir, entendre, parler, être souple… autrement !
21 janvier 2021
De bouche à oreille, la rumeur se répand. De toutes les contrées alentour les gens se déplacent pour voir, pour entendre et guérir de tout ce qui entrave la pleine liberté et occasionne la souffrance. Ce Jésus est bon, on veut le « toucher » pour participer à ce qu’il est. Même « les esprits impurs », psychiquement dérangés par l’évidence de ce qu’ils perçoivent avec une acuité bouleversante, se jettent à ses pieds en criant : « Toi, tu es le Fils de Dieu ».
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