Marc 3, 1-6

18 janvier 2012

Sauver une vie, rouvrir une relation endommagée, redonner souplesse, c’est faire Jour du Seigneur, Dimanche, fête de Résurrection : c’est-à-dire célébrer communautairement Salut et Ouverture, c’est-à-dire échapper à la rigidité cadavérique pour aller vers la souplesse de la vie.

23 janvier 2013

Les guérisons opérées par Jésus sont des signes pour parler de la foi. Un homme a perdu une partie de son autonomie. Présence de Jésus. Attente de la communauté rassemblée le Jour du Seigneur. Parole de Jésus invitante : « Viens, ne te montre pas mais place-toi devant tout le monde et laisse voir ce que je fais en toi pour que tous croient ». Liberté : le paralysé entre dans l’invitation. Les pharisiens comprennent que la religion est menacée : pour garder le pouvoir il faut faire un pacte avec la politique.

22 janvier 2014

Bien souvent, il se peut que de la foi, on n’ait gardé que les « Coquilles » et perdu le « Jaune » qui est pourtant l’élan vital plein d’avenir fécond. C’est toujours le moment de contribuer à rendre souple quelqu’un ou une institution et à le ou la libérer de toutes les paralysies qui l’entravent et ne lui permettent pas de vivre en plénitude. Ce qui guide l’action des baptisés n’est pas un précepte à sauvegarder, aussi noble soit-il, mais un service qui guérit les rigidités et rend autrui ou une structure en pleine possession de ses moyens.

21 janvier 2015

« Lève-toi, viens au milieu, il faut que tout le monde te voit et se rende compte que le jour du Sabbat est fait pour la gloire de Dieu, le ‘bien-être’ des humains et la libération de ce qui les afflige. Tension dans l’assemblée ». Silence pesant. Colère de Jésus navré de l’endurcissement de leur cœur. Les pharisiens ne comprennent plus rien… Il faut voir comment s’y prendre pour faire périr Jésus. Il ruine la religion par ses nouvelles pratiques.

20 janvier 2016

Jésus dit à l’homme qui avait une main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu ! ». Si l’on est guéri, c’est certainement un profit pour soi mais c’est aussi certainement un signe pour tous. De plus, cette guérison a lieu le jour du Sabbat. Ce qui signifie qu’il est toujours urgent de libérer, de guérir un humain, de lui rendre un rôle social et que cela prime sur tous les rites religieux, aussi majestueux soient-ils. Le comportement de Jésus est révolutionnaire pour son temps. Il place l’homme au centre de tout. Les pharisiens ont bien compris le message. Il faut supprimer Jésus, c’est un dangereux pour la « chose religieuse ».

18 janvier 2017

Chaque semaine revenait le ‘Jour du Seigneur’. Nul ne devait oublier cette journée réservée exclusivement au souvenir de Dieu libérant son peuple et faisant alliance avec lui. Observer un repos complet et contemplatif était un devoir absolu. Rien ne devait distraire de cette mémoire fondatrice. La loi religieuse est devenue un carcan. Jésus ose, devant tous, à la synagogue, redonner dynamisme, esprit et grandeur à la loi figée qui aliène. Il appelle l’homme à la main atrophiée, lui dit de se placer bien en vue et redonne souplesse à la main qui prolonge l’œuvre humaine. La foule stupéfaite se tait, les pharisiens cherchent des alliés auprès du pouvoir civil pour faire périr Jésus qui ose affirmer en acte la vraie libération…

17 janvier 2018

« Le jour du Seigneur : sortir de l’atrophie ». Au risque de faire grincer des dents les pharisiens et les partisans d’Hérode et de s’attirer des ennuis, Jésus se ne cache pas. Sa bonté illustre le repos de Dieu et le repos en Dieu. Sa miséricorde rend disponible. Au « grand jour », Jésus va guérir un étiolement. Non pas pour narguer des membres de l’assemblée, mais pour « libérer » un homme qu’il ne connaissait peut-être pas. Christ est venu parmi les humains pour leur rendre leurs pleines capacités, pour restaurer leur grandeur humaine. Tous les jours sont bons pour se déplacer, tendre la main et se tenir debout au milieu du peuple afin de guérir des misères misérables.

22 janvier 2020

Guérir quelqu’un le jour du sabbat était interdit. Les pharisiens guettaient Jésus. Qu’allait-il faire au sein de la synagogue face à l’homme qui avait une main atrophiée ? Jésus choisit la transgression. On pourrait dire qu’il brave les scrupuleux de la loi. Il dit à l’homme : « Lève-toi et viens au milieu, à la vue de tous » puis il ajouta : « Etends la main ». Il est permis le jour du Sabbat de sauver une vie et de donner aisance aux handicapés. Vivre la bonté et le service de ses frères et sœurs en humanité rejoint l’amour que Dieu porte à tous sans exception.

20 janvier 2021

Peut-on « soigner » quelqu’un, voire le guérir, le jour du Sabbat ? Cette question ne se pose plus aujourd’hui. Mais, du temps de Jésus, les scrupuleux de la Loi cherchaient à trouver un motif pour l’accuser. Dans la synagogue, l’atmosphère est tendue. Que va faire Jésus ? Guérira-t-il ou ne guérira-t-il pas l’homme à la main atrophiée ? Jésus n’hésite pas. Il demande à l’homme handicapé de se lever et de venir au milieu afin d’être vu de tous, et il le guérit. Les pharisiens grincent des dents. Pour Jésus, la Loi suprême, c’est l’amour des humains. Christ est maître du Sabbat, venu sauver l’Homme. C’est sa priorité. Qu’on se le dise !

Institution des Douze

18 janvier 2012