8 novembre 2014
L’argent est dangereux, mais il est bien pratique pour faire les commissions. Il peut aussi être un moyen simple de rendre service à quelqu’un. Il peut aussi promouvoir justice et charité en rétablissant celui ou celle qui été frappé par la malchance. Se priver soi-même pour donner à autrui est dans le droit fil de l’Evangile. L’argent est dangereux, mais on peut le domestiquer et/ou le faire servir au bien commun. Ce n’est pas parce qu’il est tentateur qu’il est mauvais. Reste à noter sur son carnet de chèques : « Attention ! Danger ! A manier avec amour et précaution »
10 novembre 2012
Si nos maîtres nous enseignent, nous forment, nous rendent libres, nous ouvrent à l’infini, notre joie est grande. Ce sont de bons maîtres qui s’entendent entre eux pour notre bonheur. Si l’un est un tyran et qu’il nous englue dans la toute puissance de la course à l’argent, vite, il faut choisir. Ce n’est pas simple, mais c’est fondamental pour un baptisé. L’aide d’un frère ou d’une sœur dans la foi est souvent indispensable.
7 novembre 2015
Nul ne peut être vraiment humain s’il ne détermine pas pour lui un point de repère fondamental et intangible pour conduire sa vie et choisir son comportement au jour le jour. Cette option capitale établie en pleine conscience fonde sa liberté tout au long de son parcours. Tout simplement, il s’agit d’orienter sa vie et de préférer en toute chose ou le repli sur soi jusqu’au mépris de l’Autre ou l’amour de L’Autre jusqu’à l’abnégation de soi. Là se situe le tragique de la vie humaine.
5 novembre 2016
Chacun sait que l’argent est un mauvais maître et un bon serviteur. Pourtant, en lui-même, il n’est ni mauvais, ni bon. Il ne fait que multiplier presque à l’infini soit défauts soit qualités. Il est affreux s’il est gagné dans la turpitude des affaires scandaleuses. Il est « normal » s’il est gagné par un travail vrai au service honnête des autres. Celui ou celle qui a la lourde charge de posséder des biens doit sans cesse s’ingénier à faire grandir justice, bien commun, promotion de tous, délicatesse de l’amour désintéressé. À quelque niveau qu’il soit dans la société, il a la fonction difficile de veiller, de gérer, de répartir et non pas de s’enrichir pour lui et de favoriser les uns au détriment des autres. Un ‘bon gérant’ a le cœur provident, généreux et jamais ‘satisfait’.
11 novembre 2017
Gérer sa vie, ses occupations, son temps, ses loisir, son argent, est affaire de conscience. C’est de fait, une affaire de choix et d’établissement en soi d’un système de valeur. Reste ensuite à respecter ce que l’on a établi comme priorité dans la gouvernance des 24 heures dont chacun et chacune dispose chaque jour. Pour compliquer le travail intérieur de la délibération, l’âge et ses circonstances psychologiques, les événements imprévus, les humeurs gourmandes, les mouvements de la charité qui portent secours à autrui, bouleversent souvent ce que l’on a établi avec soin. Peut-être alors qu’il faut admettre que la vie ne s’encadre pas totalement et qu’elle est sans cesse en train de déborder les plans les plus fins. On a à se situer dans l’inconfort de l’à peu près humain : éclaboussure du temps.
10 novembre 2018
« L’honnêteté financière ». En général, dans les évangiles, l’argent n’a pas bonne réputation. Il sent le soufre et peut conduire à toutes les folies de la cupidité et de l’endurcissement du cœur. Saint Luc nous invite à le discipliner par l’honnêteté. Ni trop, ni pas assez ! Juste ce qu’il faut pour être dans une certaine droiture. Si on parvient à gérer son argent sans débordement et avec pauvreté, cette honnêteté ouvre un espace de liberté pour que la foi puisse y prendre racine. Si l’on est captif de ses biens matériels, on est comme barricadé sur soi-même et l’amour et la foi ne trouvent pas une bonne terre pour germer. On ne peut pas servir deux maîtres !
7 novembre 2020
On appelle tripot une maison de jeu où l’argent est roi. Par les magouilles les plus sinistres, le « fric » règne en maître. Il en est de même dans nos cœurs quand Mammon dirige la conscience. Les sommes peuvent être petites ou grandes ; si notre seul souci se ramène à l’argent, alors il n’y a plus de place ni pour Dieu ni pour les autres. Nous sommes devenus un carnet de chèques. L’Évangile est remplacé par le « livre de comptes ». Faisons attention ! Ce danger nous guette. Heureusement, existe une « autre » pauvreté que celle liée à la quantité d’argent.
6 novembre 2021
On ne peut servir deux maîtres : Dieu et l’argent. L’argent est utile et pratique pour faire les commissions, mais il est dangereux quand il prend le pouvoir et règne en maître sur le cœur des personnes et l’organisation de la société. Le bon ministre des finances le régule et l’organise pour le bien des citoyens. Chaque personne fait de même : si elle en a trop ou un peu plus que nécessaire, elle fait l’aumône largement et ne triche pas avec les impôts du bien commun. Malheureux celui ou celle dont l’argent achète le prestige, le désir de dominer et de briller aux yeux de tous ! Existe-t-il un moyen d’être riche et d’avoir un cœur de pauvre ? Sans doute ! Il doit falloir beaucoup d’amour et l’intelligence d’un partage qui n’aliène pas les bénéficiaires.
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