5 novembre 2012
Jésus, le don suprême. Le Christ invite, donne, se livre. Il ne se préoccupe pas de savoir si la « politesse » lui sera rendue. Tous les humains de tous les temps sont ses convives. Il ne se lasse pas de donner. Il n’attend pas de retour, ni de réponse. Il ne se soucie pas de mesurer l’impact de sa parole ou de sa bonté. Il donne parce qu’il est Don.
4 novembre 2013
L’Eglise n’est pas un club d’amis qui s’invitent entre eux et se rendent la politesse en se conviant à déjeuner les uns les autres. L’Eglise est « table ouverte ». Elle aime partager largement son trésor d’amour de Dieu et de l’humanité. Elle aime s’enrichir des propos d’autrui pour recevoir et écouter des estropiés, des boiteux, des aveugles de la foi. Elle fuit autant qu’elle peut le « copinage » pour s’établir dans la gratuité de l’hospitalité. Elle ouvre sa porte sans calcul. Elle aime recevoir parce qu’elle est animée de l’Esprit de Jésus.
3 novembre 2014
L’amour ne calcule pas et ne cherche pas un profit. L’amour aime et cela lui suffit. Il s’épanouit dans la gratuité. Ni il ne pleure sa peine, ni il n’envahit et tient prisonnier. On le reconnaît à la liberté qu’il suscite. L’ombre et le tracas de la jalousie ne le voilent pas. Il met une lumière paisible au cœur. Il ne cherche même pas à faire plaisir ni à soi, ni à l’autre. Viser le simple épanouissement d’autrui est sa joie, son bonheur et sa volonté. Il est une relation sans tracas. Il tisse de la communion qui est oubli de soi et repos de la bonté.
31 octobre 2016
La Parole de Dieu nous scrute et donne lumière aux recoins poussiéreux de notre conscience, de nos discernements et de nos actions. L’oraison paisible installe en nous un désir de clarté et de volonté douce et bonne. Nos interrogations sur nous-mêmes ne sont pas tatillonnes. Elles introduisent à la paix du cœur et à la simplicité. Le Seigneur aime notre « qui-vive » tranquille et efficace. Il ouvre à l’initiative. L’Évangile nous demande aujourd’hui de noter qui nous convions chez nous et pourquoi nous les invitons à partager avec nous paroles, projets et repas. Sont-ils pour nous les messagers de la gratuité de Dieu qui nous comble à partir des relations humaines accueillies et vécues dans la foi ?
6 novembre 2017
Donner et offrir à tous, comme une source donne et offre gratuitement son eau à ceux et celles qui passent et désirent boire pour se rafraîchir tant l’eau est claire et fait envie. Donner à la manière de Dieu. Il n’attend rien en retour. Il donne parce qu’il aime et non par calcul. Il est source pour chacun et il souhaite que chacun soit source pour autrui. Il est tellement parfait qu’il ne demande même pas qu’en retour on l’aime. A mon sens, il est gratuité absolue. Chacun et chacune, avec leur tempérament particulier et limité, sont invités à vivre de cet élan vers l’absolu de l’amour.
5 novembre 2018
« Ils n’ont rien à te donner en retour ». Il s’agit de donner en toute gratuité et n’avoir ni la conscience, ni la main calculatrices. L’invitation est une démarche désintéressée. « Viens à ma table ! Si tu viens, je serai heureux de partager avec toi. Si tu refuses, je serai heureux de ta liberté. Mon bonheur, c’est de t’inviter. Tu ne me dois rien, même pas un merci. Chez moi, tu es chez toi ». Tels sont les sentiments du Christ envers tous les humains de tous les temps et de tous les ‘grades’. Il désire que ses disciples ne guettent pas les reconnaissances, mais peaufinent en eux la vraie bonté.
4 novembre 2019
D’après l’Évangile, les largesses humaines doivent s’adresser en priorité à ceux et celles qui sont démunis et ne peuvent procurer aucun avantage à leurs bienfaiteurs, si ce n’est de les avoir disposés à la gratuité. Cela s’explique fort bien car, dans la foi, nous croyons que c’est le Christ qui invite chacun et tous au banquet où se célèbre l’amour de Dieu. Dieu en retour ne demande rien. Il aime, c’est tout.
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