Luc 14, 15-24

6 novembre 2012

La plupart du temps, faire la vérité en soi consiste à préciser dans sa vie la différence fondamentale entre  véritable excuse et fallacieux prétexte. Invités, nous avons sans cesse à répondre, à choisir. Se tromper : une erreur, se leurrer : une faillite, s’inventer des prétextes : un mensonge, dire oui ou non : manifeste la liberté.

5 novembre 2013

Christ est permanente invitation. A chaque instant, il convie. A tout moment, il met en relation les uns et les autres. Les communautés qui se réclament de son Esprit se réjouissent d’accueillir et de faire une place à leur table de réunion ou de repas. Les invités, eux, ont parfois peur. Ils trouvent des prétextes pour ne pas venir. Ils redoutent que la cordialité ne les entraine trop loin. Dans le fond, ces invités discourtois ressemblent à beaucoup de baptisés qui fuient l’invitation de Dieu en se trouvant de bonnes raisons. Choisir les rendez-vous de Dieu et les honorer réellement est une délibération journalière et un effort quotidien. Fuir les alibis.

4 novembre 2014

Tous avaient trouvé une « bonne raison » pour échapper à l’invitation. Ils pensaient qu’ils avaient mieux à faire. Leur priorité n’était pas d’être présent au grand diner collégial ; ils avaient à régler telle et telle affaire individuelle que chacun jugeait primordiale. Qu’est-ce que l’Esprit Saint veut nous faire comprendre à nous qui lisons aujourd’hui cette parabole ? Il nous invite à vérifier les priorités de nos vies. Avons-nous mis le curseur au bon endroit ? Il faut bien avouer que, souvent, nous préférons nos affaires particulières et trouvons des alibis pour ne pas répondre à l’appel que nous avons clairement perçu.

3 novembre 2015

Tout est préparé, tout est prêt. Le Christ serviteur est là pour accueillir et offrir à tout le monde ce qui ouvre l’appétit de la fête. Mais à ce grand banquet de l’abondance, de la gratuité et de la bonté, certains invités boudent l’invitation. Ils ont à leur avis mieux à faire. Ils estiment que des choses importantes et pourtant secondaires passent avant l’invitation essentielle et primordiale. Parabole terrible qui dénonce nos illusions renforcées et nos choix au discernement tronqué.

7 novembre 2017

Qu’est-ce qui est le plus important dans ma vie ? Qu’est-ce que j’ai choisi de faire passer en premier ? Pour quel motif je change un rendez-vous ou mon emploi du temps ? Est-ce bien toujours pour ce que je juge primordial ? Souvent, je trouve des excuses sans grande valeur pour ne pas accomplir les priorités que je me suis pourtant fixées moi-même et je confonds ma vraie liberté avec mes fantaisies plus ou moins revêtues d’importance par les sollicitudes du moment. Certes, il est bon et légitime d’avoir un brin d’amateurisme aéré dans la vie, mais c’est une question de juste appréciation.

6 novembre 2018

« C’était important mais pas primordial ». Dans la vie courante de chaque jour, celui ou celle qui n’établit pas une hiérarchie entre ses occupations banales meurt bientôt étouffé. Il veut ‘tout tenir et ne rien laisser tomber. Il est submergé. Dans la vie spirituelle existe, d’une manière analogue, les choix qu’il faut faire, entre ce qui est le plus profond et le plus superficiel. Les invités ont trouvé des excuses pour ne pas se rendre au festin du roi. Les excuses qu’ils présentent ne sont pas négligeables, mais elles ne sont pas primordiales. Les invités manquent le rendez-vous. Dans les versets de Luc que nous lisons aujourd’hui, l’évangéliste veut signifier aussi que les ‘temps nouveaux’ que signifie le Christ sont plus importants que les siècles qui ont préparés sa venue.

5 novembre 2019

« Venez, tout est prêt ! » C’est l’invitation permanente que nous recevons. A nous de ne pas trouver de « bonnes » excuses ! Il vaudrait mieux en avoir de mauvaises. Nous pourrions reconnaître notre tricherie et, éventuellement, nous convertir. Il n’y a rien de pire que les bonnes excuses. Elles laissent s’installer en nous une tranquillité tragique qui masque notre manque de priorité pour nous rendre à l’invitation du Seigneur. Peut-être que si nous avions été de pauvres affamés, nous serions allés rejoindre avec beaucoup d’autres le « grand » dîner.

3 novembre 2020

II y a toujours une place au repas où Dieu invite et il y a toujours un « serviteur dévoué » qui sillonne tous les sentiers de la terre pour convier gracieusement au « grand repas ». Je me demande si, pour Luc, le Serviteur n’est pas le Christ lui-même. En lui, la Parole Éternelle s’adresse à tous les temps de l’Histoire et à toutes les cultures du monde. Ceux qui ont rejoint ce Serviteur Unique ont le privilège de l’aider tant bien que mal dans sa propre mission. Jamais, d’aucune façon, ils ne contraignent. Ils disent : ‘Viens avec moi, faisons route ‘ensemble ; en chemin, tu m’apprendras ce je ne sais pas encore’.