2 février 2014
Syméon vivait de l’Esprit Saint. Il attendait le « jour » du consolateur. Il laissait guider ses pas par la clarté de la justice et de la foi. Il va au Temple comme d’habitude. Ce « jour » là, il rencontre un homme, une femme, un enfant. Dans ce gamin, il reconnaît le messie, il le prend dans ses bras, il l’étreint, il déborde de joie, il bénit Dieu d’avoir récompensé son attente… Il peut mourir dans la paix, il a vu l’essentiel : le Seigneur tout puissant s’est fait enfant humain pour éclairer toutes les nations et tous leurs habitants. Il est comblé.
28 décembre 2014
Un mystère d’amour est toujours étonnant de fraicheur et de joie. Les mots prononcés et les gestes esquissés sont toujours neufs, tant ils puisent profond à la source du bonheur. Pour ceux et celles qui vivent d’amour et savent écouter, il y a toujours au détour du chemin un prophète ou une vieille femme pleine de sagesse qui soulignent par leur présence l’aventure mystérieuse d’un couple attentif à leur ‘premier-né’.
2 février 2015
Par Syméon, l’Esprit saint conforte Marie dans son acquiescement à sa Mission. Il salue son poupon en le nommant « lumière qui se révèle aux nations ». En Jésus, le peuple choisi par Dieu n’est plus seulement le peuple de Moïse et d’Elie, mais l’humanité entière. En Jésus se manifeste et se révèle le salut du monde. En Jésus se proclame l’extrême dignité de l’homme, ami de Dieu parce que frère du Christ.
2 février 2016
Marie et Joseph sont des « pratiquants » de la loi de Moïse. Ils emmènent Jésus à Jérusalem pour le présenter au Seigneur et offrir l’obole des pauvres gens. C’est pendant ce geste rituel que s’approche Syméon, homme juste et religieux qui attendait la « consolation » d’Israël. Poussé par l’Esprit, il vient au Temple, reçoit Jésus dans ses bras et dit : « Mes yeux ont vu le Salut, la Lumière des nations ». Le rite est trop étroit. La Parole du prophète étonne Joseph et Marie. La porte est grande ouverte vers l’Avenir du monde. Le Temple est dans les bras de Syméon.
2 février 2017
Joseph et Marie voit grandir l’enfant Jésus. Comme tous les parents, ils élèvent leur fils et, en même temps, leur fils les forme à leur fonction de parents. A partir des événements du quotidien, ils éduquent celui que Dieu leur a confié : Emmanuel. Ils s’étonnent, ils sont tiraillés entre le banal du quotidien et le sublime de la confiance que le Seigneur fait à leur couple. Ils ne saisissent pas l’ampleur du mystère qu’ils vivent au jour le jour. Ils sont associés aux splendeurs de l’Incarnation, tout en restant engoncés dans les préoccupations parentales ordinaires. La foi les fortifie et les rassure. La Parole de Dieu les stupéfie et nourrit leurs préoccupations de la vie simple de Nazareth. La foi étonne et tient en alerte. Elle est découverte lumineuse journalière. On ne s’y habitue pas.
17 décembre 2017
« Jésus sera un signe de contradiction ». Marie et Joseph ne comprennent pas grand-chose à ce que dit Syméon. Alors ce dernier insiste et s’adressant à Marie, il lui dit que Jésus sera un signe de contradiction. Il laisse entendre que les humains devront se situer à son égard. Ils auront à choisir : ou le suivre, ou le méconnaître. Ils auront à trancher selon leur liberté. Se mettre à sa suite n’ira pas sans souffrance. Elle aussi, Marie, aura à souffrir. Sans doute, pour elle, ces paroles sont voilées. Pour le moment, le rite accompli, elle rentre à Nazareth avec Joseph et Jésus. En Galilée, l’enfant grandira et se fortifiera.
2 février 2018
« Ils rentrèrent dans leur ville de Nazareth ». Ce n’est pas toujours le temps de la liturgie, ni des prescriptions de la Loi. Il faut retourner chez soi et vivre humblement au jour le jour. Joseph et Marie se souviendront des paroles prophétiques de Syméon et des louanges de Dieu prononcées par Anne, fille de Phanuel. Tout cela avait quelque chose de merveilleux et de mystérieux. Maintenant, les parents doivent, comme tous les parents, veiller sur l’enfant rempli de sagesse qui grandissait et se fortifiait selon la grâce de Dieu sous leurs regards attentifs. Ils ‘élevaient Jésus’.
2 février 2020
Syméon attendait la ‘consolation’ d’Israël. Joseph et Marie lui mettent Jésus dans les bras. Il est comblé. Ses yeux voient le Salut. Il a tellement désiré dans la patience et la foi en Dieu consolateur que ce Jour s’accomplisse pour lui et pour le peuple que, main-tenant, sa joie culmine. Apaisement, réconfort sont les cadeaux de la bonté de Dieu à ce vieillard qui connaît la fragilité et peut-être la peur de la mort. Qu’importe à Syméon son avenir terrestre, il peut ‘partir’. Il a vu celui que Dieu avait promis. Il a touché l’Essentiel.
27 décembre 2020
« Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui par Syméon ». Je m’étonne de leur étonnement : Joseph et surtout Marie devaient savoir l’origine mystérieuse de Jésus. A moins que la foi ne soit pas un savoir, mais un « étonnement-permanent ».Tous les jours, le « chrétien confessant » découvre le don qui lui est fait et en reste ébahi. Il tente de vivre le cadeau journalier dont il est gratifié. Il invente sa marche, fait chanter son cœur, aime ses frères les humains et, avec eux, aménage le monde pour vivre en commun, dans la confiance : altérité, réciprocité et liberté.
2 février 2021
Joseph et Marie suivent la loi de Moïse, ils présentent Jésus au Seigneur, ils vont au Temple de Jérusalem. Ils n’ont pas encore compris que Jésus lui-même est le Temple de Dieu. Dans une douzaine d’années, ils commenceront à mieux saisir le mystère de l’Incarnation. En ce jour-ci de la Présentation, sur le parvis ils rencontrent Syméon et Anne. Leurs propos respectifs les orientent vers la Lumière. Après l’Annonciation, les songes de Joseph, la visites des mages, la fuite en Égypte leurs yeux et leurs cœurs s’ouvrent progressivement à ce qu’ils savent déjà, il faut longtemps pour entrer un peu dans la réalisation du penchement de Dieu vers l’humanité entière.
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