25 décembre 2016
Qu’importe l’édit de l’empereur Auguste, qu’importe les auberges trop pleines, qu’importe la mangeoire disponible, qu’importe les bergers qui passaient la nuit dans les champs ! Tout cela est à comprendre, à interpréter, à revisiter dans la foi, ce qui compte par-dessus tout, c’est que Jésus naisse parmi les humains. En lui, le Mystère trinitaire prend pied sur terre. En lui, Dieu fréquente l’histoire des hommes et leur culture. En lui, la relation d’amour qui construit les personnes se révèle. En lui, la sagesse populaire rencontre la Sagesse incréée. En lui, Dieu se propose à tous ceux et celles qui désirent l’accueillir comme une Source qui rend source. En lui, les humains sont exhaussés… C’est Noël !
25 décembre 2017
« La troupe céleste innombrable chantait gloire à Dieu ». Effectivement, l’événement unique de la naissance de Jésus déclenche un branle-bas général dans le ciel. Cette manière de parler veut nous avertir de l’immensité de ce qui vient de se produire à Bethléem où l’on ne voit qu’un nouveau-né emmailloté, couché dans une mangeoire. Ce bébé d’un jour mérite que la cour céleste chante son allégresse et que des pauvres bougres de bergers se mettent en chemin pour voir. Ces deux extrêmes nous décrivent la foi qui est la synthèse permanente du haut et du bas, du presque rien et du tout, du céleste et du terreux. Le chrétien ose croire à ce mélange possible. L’incarnation le stupéfie, le rend heureux et ouvre des perspectives étonnantes, sans cesse renouvelées, à son modeste chemin quotidien.
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