Luc 9, 18-22

28 septembre 2012

Quand Pierre prend la parole et affirme au Christ qu’il le reconnait comme le Messie, Pierre affirme ce qu’il  croit selon la tradition des fils d’Israël. Mais, pour lui, le terme de Messie ne recouvre pas la même réalité que celle de Jésus s’apprête à vivre. Pierre comme beaucoup se trompe de Messie.

23 juin 2013        

Dans le silence de chez soi, au milieu de la foule, dans l’espace-temps que nous avons réservé chaque jour là où la vie nous situe, contempler le mystère de la personne de Jésus fait retentir en nous la question fondamentale : « Qui est le Christ pour chacun de nous ? ». La réponse loyale à cette interrogation constitue le « corps » de l’oraison. Après, viennent les sentiments d’action de grâce, de louange, de joie, de demande de pardon… Après déboulent intercession et résolutions.

27 septembre 2013

Jésus pose la question fondamentale. Il est la question fondamentale. Il interroge indéfiniment par sa présence. Il scrute par son mystère. Il ne tient pas dans une carte d’identité, ni dans une fiche d’état civil. Il déborde tout et, pourtant, il est là, simple et présent, proche, intime et toujours au-delà. La réponse de Pierre est ambiguë. Il dit vrai, mais le Messie dont il parle n’est pas le même que celui que Jésus incarne. Le Fils de l’Homme n’est pas un guerrier conquérant, mais un frère simple qui partage l’humanité ordinaire et la conduit jusqu’à la Résurrection.

26 septembre 2014

Jésus le Christ est une question permanente que Dieu pose aux humains. Il les ouvre sans cesse à une recherche personnelle ou communautaire. On pourrait dire que le pèlerinage de la vie terrestre est une marche soutenue par cette ‘question’ qui ouvre à l’infini et rend présent à ‘aujourd’hui’. La réponse claire et heureuse se trouve dans la Résurrection de chacun. La participation à la relation trinitaire donnera la lumière paisible qui repose et comble.

25 septembre 2015

Pierre a une conception sans doute trop étroite du Messie de Dieu. Dans sa culture, il l’imagine comme un puissant qui va restaurer le peuple d’Israël. Ce qu’il pense n’est pas tout faux. C’est simplement trop étriqué. Jésus est un puissant, mais en amour et en bonté. Il va bien promouvoir le peuple de Dieu, mais c’est l’humanité entière. La voie que va suivre le Christ n’est pas celle qui conduit au palais des rois, mais celle qui passe par la nudité humaine de la Croix.

16 juin 2016     

Dans la proximité de son compagnonnage, Christ nous fait la joie et l’honneur de nous interroger. Il ne désire pas que notre amitié somnole. Notre réciprocité avec lui nous tient réveillés. Nous pouvons voir ce qui se passe en nous et autour de nous. Plusieurs fois dans notre vie, il nous pose la même question qu’à ses premiers disciples : « Qui suis-je pour vous ? » Une habitude ? Un gourou ? Un objet de piété ? Un prophète ? Nous aimerions répondre comme Pierre : « Tu es le Messie de Dieu ». « Chaque jour, tu bouleverses notre train-train et tu nous invites à te reconnaître, c’est-à-dire à renaître en toi pour vivre avec toi et te ‘mettre’ au monde. Ta fidélité nous ouvre grand le cœur, l’intelligence, l’audace. Donne-nous ton Esprit ! Nous marcherons ensemble ».

23 septembre 2016

Jésus prie à l’écart. On peut penser que ce temps de solitude et de vérité, que cette élévation jusqu’à la relation intime avec son Père le conduisent à interroger ses disciples qui étaient là proches de lui : « Au dire de la foule, qui suis-je ? ».Ces versets de l’Evangile de Luc invite les baptisés confessants à recueillir précisément et à connaître en vérité l’avis de la foule : «  Comment elle, se situe-t-elle par rapport au Christ ? ». Mais ce texte nous invite aussi à la même démarche que celle de Jésus : contempler et vérifier notre identité profonde pour mieux entrer dans la mission que nous a confiée le Dieu de la Relation Trinitaire.

28 septembre 2018

« Jésus interrogea ses disciples : « Au dire des foules, qui suis-je ? Vous que j’ai envoyé de villages en villages et qui avez demeuré chez l’habitant, qu’est-ce que tous disaient ? Qu’avez-vous entendu ? Et qu’avez-vous répondu car ‘pour vous qui suis-je’ ? » Comme les services de renseignements l’avaient déjà dit à Hérode Antipas, les foules n’avaient que des suppositions à avancer. Pierre, inspiré par l’Esprit, affirma : « Tu es le Messie de Dieu », mais Jésus ajouta aussitôt que le vrai Messie qu’il incarne n’est pas un homme de pouvoir mais un « pauvre » rejeté par tous qui le tueront. Ce Messie ressuscitera. Il régnera, mais par sa présence dans l’absence.

27 septembre 2019

Jésus est à l’écart. Il prie, au milieu de ses disciples. Cette contradiction n’est qu’apparente. Au sortir de sa prière et comme s’il y avait une continuité, il leur posa une question : « Au dire des foules qui suis-je ? » Les disciples ne savent bien quoi répondre. Ils disent : « Le Baptiste, Élie ou un autre prophète ». Jésus insiste : « Et vous que dites vous ? » Pierre rompt le silence. Sous la motion de l’Esprit Saint, il déclare : « Le Christ, le Messie de Dieu ! ». On ne peut reconnaître le Christ et confesser sa foi que dans le don de Dieu. Ce n’est pas une évidence. C’est une clarté pour ceux qui cherchent !

25 septembre 2020

Pour la première fois, Jésus parle aux apôtres de sa passion et de sa résurrection. Mais c’est un secret. Ce n’est pas l’Heure. Jésus estime, sans doute, qu’il doit la Vérité à ceux qu’il a appelés pour marcher avec lui et préparer sa venue dans les villages. Ses paroles ouvrent aussi un chemin pour tous ceux et celles qui répondent à l’appel du baptême. Dans leur  catéchuménat, ils apprendront que la fidélité à l’Évangile entraîne non pas une mise à mort (sauf dans des cas extrêmes), mais des « ruptures » et une « offrande » fondamentale.

24 septembre 2021

Aux apôtres, Jésus déclara en quelque sorte : « Ce n’est pas encore le moment de dire qui je suis en vérité. L’Heure n’est pas venue. Au grand nombre, laissez le temps de me chercher, de m’approcher, de réfléchir et de s’interroger entre eux. Mon message n’est pas encore tout à fait à la portée de leur liberté. Donnez-leur la joie de s’ouvrir à l’amour, de m’accueillir, de se convertir, de me suivre. Asséner la vérité rend rebelle ; son approche se fait par petites étapes. Respectez leur cheminement et soyez disponibles pour dialoguer ».