17 octobre 2012
Une honnêteté et une ascèse intérieure. Ne jamais rien imposer à quelqu’un que l’on n’ait pas essayé d’en vivre soi même. Ne jamais rien affirmer devant autrui que l’on n’ait pas commencé par vérifier. C’est une affaire de vérité devant Dieu.
16 octobre 2013
Chaque baptisé doit faire attention de ne pas juger sévèrement autrui et encore moins de le condamner sans s’être posé la question : « Est-ce que ce que je demande à l’autre, je me le demande à moi-même ? ». Il est très aisé d’être plus strict envers les autres qu’envers soi-même ! En tous les cas, existe une vraie règle pratique : « ne jamais rien imposer aux autres en fait d’effort spirituel ou moral sans essayer d’avoir pratiqué le même effort dans le secret de sa propre vie ». C’est aussi la vérité et l’honnêteté que devraient vivre les baptisés !
15 octobre 2014
La foi est du domaine de l’infini, du domaine de la relation d’amour trinitaire. Elle ne lasse pas, invente sans cesse, n’a jamais fini de trouver de nouvelles manière de s’exprimer. Elle n’est pas comptable. Elle va toujours au-delà des meilleures prescriptions religieuses. Elle ne tire pas en arrière. Elle n’est pas enfermée dans un catalogue mais? avec humilité, au pas des pauvres, elle va sur le Chemin de Dieu : elle emboîte le pas au Christ.
14 octobre 2015
C’est certainement un malheur et peut-être un naufrage si le mensonge devient en nous une institution et si nous sommes fondamentalement divisés et volontairement incohérents. Si nos pratiques ne sont pas les signes extérieurs de notre cœur offert et humble, existe alors une tromperie vis-à-vis de ceux et de celles qui nous fréquentent. Ils nous estiment pour ce que nous ne sommes pas. Seigneur, garde-nous de la duplicité ! Que ta bonté nous rectifie avec douceur !
12 octobre 2016
Le Seigneur Jésus nous met en garde. Soyons attentifs et veillons dans la foi ! Nos partages et nos aumônes sont de bons et vrais signes de notre volonté droite. Ils explicitent et concrétisent la justice fraternelle que nous désirons vivre entre tous nos frères et sœurs humains. Ils sont décisions honnêtes et nous sauvent de l’égoïsme qui nous replie sur nos peurs de « manquer ». Sans culpabilité mais avec détermination paisible, il est nécessaire que chacun s’interroge sur la mise en commun de ses qualités, de son temps, de ses biens, de sa foi vive.
17 octobre 2018
« Trop charger les autres ». L’amour consiste bien souvent à repérer la qualité primordiale d’autrui et à l’appeler dans la « zone » où il excelle. Mais l’attention affectueuse désire que nous lui demandions pas plus qu’il ne peut porter. Il ne s’agit pas d’écraser autrui sous le poids d’un fardeau qu’il ne peut pas porter, au moins pour le moment. Prenons garde aussi, si nous demandons à d’autres un effort à leur mesure, à en même temps demander à nous-mêmes un effort précis et ajusté au sein de notre propre qualité primordiale.
16 octobre 2019
La course aux honneurs ne concerne pas que la politique ou la vie sociétale. Elle se faufile aussi jusque dans les associations caritatives et la vie ecclésiale. Méfions-nous des gadgets honorifiques ou des titres majestueux ! Comme des pièges, ils peuvent se refermer sur ceux et celles qui les aiment et les priver de la liberté qui ne germe et ne pousse que sur les terrains pauvres. Ne soyons jamais péremptoires, mais humbles et fraternels ! Ne chargeons pas autrui de ce que nous-mêmes refusons de porter !
14 octobre 2020
La grande question pour nous tous est, chaque jour, de faire la Vérité et d’adapter nos comportements pratiques à notre foi Véritable. Si nous laissons s’introduire en nous le mensonge, alors progressivement nous devenons fourbes. Certes, nous ne sommes pas des parfaits mais, au moins, sollicitons le « pardon » pour ne pas perdre de vue le Chemin. L’humilité nous empêchera de faire la leçon aux autres pour, avec eux, ouvrir le chantier de la conversion. Jusqu’à notre mort, nous sommes des « pèlerins ».
20 octobre 2020
Un chrétien est, par profession de foi, veilleur éveillé. Il désire et apprend chaque jour à garder les yeux ouverts et le cœur disponible pour, dans le brouhaha du monde, prononcer une parole claire, avisée et constructive. Il fait équipe avec ceux qui, incroyants, prennent comme lui un tour de garde. Ensemble, ils se tiennent debout pour voir venir de loin les signes avant-coureurs du bonheur ou du malheur afin que leurs contemporains se préparent à vivre les heures de joie ou de détresse. Le baptisé médite la parole dite sur lui : Effata (« ouvre-toi »), à déchiffrer non seulement les arcanes du Temps Présent mais aussi les douces invitations de le « Bonne Nouvelle ».
21 octobre 2020
Le chrétien mauvais veilleur qui ‘s’ennuie’ d’attendre la discrète venue de son Seigneur se met à ripailler pour rester éveillé. Il prend le risque de n’être plus disponible à Celui qui n’a pas d’heure pour débouler dans l’histoire de chacun et de tous. A force de ne rien voir venir, il sombre dans la léthargie spirituelle et le dévoiement. Que faire pour ne pas tomber dans cette errance noire ? Lire, écrire, accueillir, visiter, consulter, prendre soin, prier…
13 octobre 2021
Les docteurs de la Loi écrasent les membres du peuple de fardeaux presque impossibles à porter, tandis qu’eux ne font guère d’efforts et esquivent les prescriptions. Cette tendance était vraie du temps de Jésus. Elle avait existé avant et, sans doute, elle durera jusqu’à la fin des temps. C’est difficile de rester humble et modeste quand on a un brin d’autorité. On impose facilement aux autres ce que ne l’on ne s’impose pas à soi-même. Les parents, les enseignants, les politiques, les responsables sociaux et religieux (et tant d’autres), feraient bien de s’imposer à eux ce qu’ils demandent à ceux et celles qui sont placés sous leur autorité. Je crois que tout le monde y gagnerait en liberté, sagesse et allégresse.
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