Luc 17, 7-10

13 novembre 2012

Le Christ est serviteur à temps plein, le Baptisé a un CDI (contrat à durée indéterminé) de serviteur. Leur joie conjointe est d’être à la fois serviteur de la louange, de l’offrande envers Dieu, et de l’épanouissement de ceux et de celles qui font l’humanité. Ils ne se lassent jamais d’être serviteurs. Ils ont choisi par amour ce bonheur. Parfois, ils sont fatigués. Alors, ils se reposent, vont à l’écart pour être encore mieux serviteurs et revenir dispos pour bonnement servir.

12 novembre 2013

Pourquoi se targuer de notre apport à la société ? Nous n’avons fait que ce que notre nature humaine d’homme ou de femme nous demandait de réaliser pour un bien commun qui attend notre participation. Nous sommes un parmi d’autres. L’humilité est de tenir notre place unique ou indispensable et de donner ce que nous savons faire. Tantôt plus, tantôt moins, selon notre âge et nos capacités. Notre liberté est de contribuer au bien de tous, sans gloire ni paresse. Au nom de tous les humains, notre baptême nous plonge impérativement dans la dynamique de l’action de grâce envers Dieu Source qui nous rend sources.

11 novembre 2014

Celui ou celle qui a voué sa vie au Christ tient pour un honneur d’être serviteur ou servante « à plein temps ». Ce n’est pas un « tâcheron » qui accomplit son travail spécifique, puis se repose et passe à autre chose. Il trouve sa joie à servir par amour, il ne compte pas. Il n’est pas embauché pour accomplir une tâche. Il s’est livré librement. C’est son bonheur.

10 novembre 2015

Le baptisé reconnaît en Dieu son repos. Le service de Dieu et du monde ne l’épuise pas. Il n’est pas affolé et tourmenté par les tâches. Il dort, il mange, il prend du loisir. Il va, il vient dans la bonté. Sa constance n’est pas assurée par l’accumulation des tâches mais par la foi paisible qui est en même temps action et contemplation. Il n’a pas une vie « endiablée » qui ruine sa santé à la fois spirituelle et corporelle. Serviteur à plein temps, le baptisé est un humble qui n’en fait pas plus qu’il ne peut en faire. C’est un constant ajusté à son tempérament. Il a mis son bonheur en Dieu.

8 novembre 2016

Le baptisé-confessant met sa joie à être un simple serviteur de Dieu et de tout ce que Dieu chérit : la création toute entière et particulièrement les humains. Le baptisé-confessant qui est re-né en Christ Ressuscité n’a pas d’autre bonheur que de mettre son intelligence, sa force, son habileté, son savoir-faire, son temps-plein dans les pas de Jésus de Nazareth, lui-même serviteur de tous. La foi du baptisé confessant imprègne sa volonté. Il n’attend pas d’autre récompense que de bien servir. Il n’a pas besoin de privilège ou même de « gratification ». Servir lui suffit pour le combler de joie : remplir son « office » le rend simplement heureux.

14 novembre 2017

Etre attentif, prendre les moyens de se former pour juger avec droiture, justice et bonté, est une obligation pour tous. C’est d’ailleurs ainsi que les humains deviennent humains, c’est-à-dire consciencieux. Chacun de nous est appelé à prendre les moyens de son époque pour analyser son temps et le rendre épanouissant. S’il ne faut pas nier les décalages grotesques et abominables qui surgissent ici ou là, il faut s’exercer à lire avec une longue vue performante l’avenir qui surgit du progrès qui mijote déjà dans les marmites des savants. Il est nécessaire de se préparer, pas forcément par des excès, mais par un ajustement proportionné à nos possibilités. Les baptisés devraient se trouver parmi ceux et celles qui inventent chaque jour le bonheur de la justice paisible, de la solidarité constructive, du pardon permanent, de l’offrande simple.

13 novembre 2018

« Se mettre en tenue de service ». Se revêtir d’un « habit » ‘habituel’ qui dispose au service d’autrui est sage précaution. Ainsi on est toujours prêt à faire réussir l’autre et à lui apporter ce dont il a besoin, non seulement pour vivre ou bien vivre, mais pour s’épanouir. La vie humaine est sociale. ‘Chacun pour soi tout seul’ détruit la relation. Elle frôle l’homicide. En tout les cas, elle rend infernale la vie banale dans un « ensemble » petit ou grand. Ainsi se construit dans la laïcité l’existence ordinaire des habitants de la terre. Les baptisés ajoutent à cette dimension primordiale, la foi qui instaure la communion en Christ.

12 novembre 2019

On peut sans doute dire que la foi d’un chrétien est l’accueil du don de Dieu qui se donne lui-même. Ce qui revient à dire qu’accueillir le Christ Ressuscité, c’est le fondement de la foi qui va irriguer l’ensemble du temps passé sur terre. L’ouverture de notre intelligence et de notre cœur est essentielle à l’accueil de la foi. Mais cette libre ouverture est parfois cabossée par des refus, des lenteurs, des gambades fantaisistes. La prière maintient en bon état notre détermination à être attentifs et disponibles aux signes que Dieu donne.

10 novembre 2020

Jésus s’entretient avec ses apôtres. Il redoute que, parmi eux, l’un ou l’autre soit pris du vertige des honneurs. Etre apôtre n’a rien de prestigieux. Il n’est pas chef ou sous-chef, mais « simple serviteur ». Pas de prérogative qui lui fasse oublier sa mission. La mission des apôtres humblement conduite ne doit coïncider qu’avec leur devoir de tâcherons du quotidien. Que leur « tenue de service » leur rappelle qu’ils sont choisis pour être les ‘hommes de peine’ du Royaume.

Guérison des dix lépreux

13 novembre 2012