14 novembre 2012
C’est en Samarie, terre pas appréciée des juifs bien-pensants, que Jésus guérit dix lépreux contagieux. Il ne les « purifie » pas sur le champ. Il les respecte dans leur conviction religieuse. Il les renvoie « vers leurs prêtres à eux ». Ils ‘partent’ et, « sauvés de l’exclusion », ils sont sur leur propre chemin rendus à la communauté humaine. Un seul dit « Merci ! ». Il parlait sans doute au nom des neuf autres. Ainsi la vie fraternelle.
13 octobre 2013
Dix lépreux demandent à Jésus de les guérir de la maladie qui les retranche de la société. Tous les dix suivent la demande de Jésus qui les renvoie à la loi religieuse de l’époque. Avant d’arriver chez les « prêtres », en chemin de confiance et d’obéissance, ils sont guéris. Un seul qui n’est pas englué dans la loi, c’est un Samaritain, comprend. Ce ne sont pas les préceptes qui guérissent, mais Jésus. Il revient dire « Merci ! ». Se prosterne. Jésus le relève. La foi met debout. C’est toujours vrai !
13 novembre 2013
Jésus est en territoire étranger, mais rien n’est « étranger » au Christ. Le Ressuscité est partout à tous. Tout ce qui arrive de fâcheux aux humains ne le laisse pas indifférent. Dans la bonté fraternelle, il n’y a pas de limite à sa compassion. Il répond à la demande libre qui lui est adressée. Il respecte les institutions. En lui, gratuité totale. La reconnaissance n’est même pas exigée. Toutefois, à celui ou celle qui reconnait sa bonté, il propose d’aller plus loin dans la foi. Il noue une relation avec celui qui dit merci.
12 novembre 2014
Pour demander, ils sont tous les dix. Pour dire merci, glorifier Dieu, se prosterner, il n’y en a plus qu’un. Les neuf autres, où sont-ils ? La vie est ainsi faite. Beaucoup profitent, peu rendent grâce. Le très petit nombre est peut-être dans son rôle lorsque, chaque jour, il se dérange, se rassemble, prie, offre, adore, au nom de tous. Ainsi les Églises chrétiennes ont d’abord pour mission de représenter devant Dieu, à la manière du Christ, la population dont elles sont solidaires. Ainsi les moines, les moniales dans leurs monastères et quelques chrétiens confessants exposés à tous les vents, ne rechignent pas devant cette tâche primordiale.
11 novembre 2015
Dix lépreux vivaient sans doute ensemble. Tous les dix étaient des exclus parce qu’ils étaient contagieux. Ils font une démarche commune. Ils vont à la rencontre de Jésus qui vient dans leur village. De loin, ils crient ensemble. Ils respectent la consigne sanitaire. Ils ne s’approchent pas. Ils demandent seulement la pitié. Jésus leur répond de loin d’aller se montrer aux prêtres. Ils obéissent. C’est en cours de route qu’ils furent purifiés. Un seul, un Samaritain, une sorte d’étranger, revint dire merci. La foi lui avait fait comprendre que Dieu seul guérit le fond des cœurs. Il se prosterna aux pieds de Jésus.
9 octobre 2016
Dix lépreux sont « purifiés », c’est dire aussi qu’ils vont retrouver aussi la joie d’une vie sociale et qu’ils pourront vivre les relations ordinaires de tous les jours. Neuf se contentent à l’invitation de Jésus d’aller se montrer au prêtre c’était la loi de la religion. Le dixième, un Samaritain, sans doute un « étranger » à la loi hébraïque, revint sur ses pas, glorifie Dieu et, devant Jésus, rend grâce en se jetant la face contre terre. La religion ne lui suffit pas. Le rite est trop court ou insuffisant pour lui. Il faut que, dans un élan du cœur, il glorifie Dieu et dise merci à Celui qui l’a guéri dans sa chair et sa relation aux autres. La foi le sauve.
15 novembre 2017
Les lépreux sont contagieux. Ils se tiennent à distance. Ils crient pour se faire entendre. Ils ne s’approchent pas. Ils demandent à être guéris. Jésus leur dit simplement ce qui est le « règlement » d’alors : « Allez vous montrer aux prêtres ! ». Ils ont simplement suivi la consigne. En route, ils sont guéris. Un seul revint vers Jésus. Cette fois, il s’approche. Face contre terre, il rend grâce. Seul, celui qui est considéré comme étranger est le seul à dire merci. Jésus souligne sa délicatesse, mais, pour Jésus, il n’y a pas d’étranger. Tous les humains sont ses frères.
14 novembre 2018
« Or, c’était un Samaritain ». Un seul, parmi les dix guéris de la lèpre, revint dire merci à Jésus. Les neuf autres pensèrent sans doute qu’ils avaient vu le prêtre et que cela suffisait. Ils avaient accompli la loi ! Le Samaritain comprit que ce n’était pas suffisant ou estimait qu’il n’était pas tenu par la loi et qu’il fallait donc se prosterner devant Jésus qui l’avait libéré de la contagion l’excluant de la vie sociétale. L’étranger au peuple de l’alliance religieuse revient vers Jésus pour une autre Alliance, celle du cœur et de l’humble action de grâce. Jésus est sauveur de tous.
13 octobre 2019
Les lépreux sont guéris en allant se montrer aux prêtres comme la loi le leur demandait. Parmi eux, un Samaritain, une sorte d’étranger qui ne se reconnaît pas soumis à la loi religieuse du peuple juif. Alors, seul, il revient vers Jésus, se prosterne en rendant grâce. Nouveauté. Jésus est bien plus grand que la Loi. C’est à lui que revient la reconnaissance. En Lui Dieu visite le monde. Un étranger a compris la loi nouvelle et la nouvelle Alliance.
13 novembre 2019
Les dix lépreux ne sont pas guéris immédiatement après leur demande à Jésus de prendre pitié d’eux. Ils obéissent. Selon la demande du « maître », ils suivent la loi et partent se montrer au prêtre. En cours de route, ils sont guéris. Pèlerins d’Espérance, ils marchent ‘vers’. Ce déplacement leur donne accès à la purification. Ils sont partis, ils sont guéris. Ils vont pouvoir retrouver le peuple, se mêler à lui. Le mal ne les tiendra plus à l’écart de la vie sociale. Tous les baptisés chrétiens vivent dans la foi une expérience spirituelle analogue.
11 novembre 2020
Dix lépreux viennent à la rencontre de Jésus mais, contagieux, ils s’arrêtent à distance et crient vers lui : « Prends pitié de nous ! ». Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres ! ». Ils obéissent. En chemin, ils sont guéris. Un seul, un Samaritain, revient vers Jésus en glorifiant Dieu. Cette fois, il s’approche et se jette aux pieds du Christ. Les neuf autres avaient sans doute mieux à faire. Seul un étranger revient. En Jésus, la bonté de Dieu s’adresse à tous les humains, pas seulement aux membres du peuple élu. ‘Bonne Nouvelle’.
10 novembre 2021
Dix lépreux traînent ensemble leur misère. Les exclus se sont mis ensemble pour vivre au mieux. Le séparatisme leur pèse. Ils désirent guérir et retrouver une existence partagée avec tout le monde, comme tout le monde. Ils décident ensemble d’aller à la rencontre de Jésus dont l’amour guérit et réinsère dans la vie commune. Dialogue avec Jésus. Guérison. Ils vont pouvoir partager la vie des voisins, redevenir l’un des leurs. Un seul revient dire merci au nom de tous. C’était un étranger au peuple de Dieu !
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